Posts Tagged Évangile

Évangéliser?

On nous appelle souvent à évangéliser sur la base des derniers versets de l’Évangile de Matthieu. Mais parlent-ils vraiment de cela ?

« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.

Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28:18-20, LSg.

Visiblement, le mot évangéliser et ses dérivés ne s’y trouvent pas. Le concept central est de faire des disciples et de les enseigner à mettre en pratique les paroles de Jésus.
Le mot et l’idée de salut ne s’y trouvent pas non plus.
L’appel n’y est pas à croire, mais à agir, à vivre en conformité avec la volonté de Dieu.

Le problème actuel des églises, en particulier évangéliques, ne serait-il pas justement d’avoir substitué à la notion de disciples, celle de sauvés ou de convertis.
En annonçant et en vivant un évangile au rabais ou un évangile dénaturé, nous produisons des chrétiens au rabais et dénaturés, ayant peut-être même pas l’apparence de la piété (2Ti 3:5).

Comment Dieu pourrait-il bénir un tel évangile et le confirmer par des signes et des prodiges : « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. » Hébreux 2:4, LSg.
Comment le monde pourrait-il nous prendre au sérieux s’il ne nous voit pas vivre les enseignements de Jésus ?

Il est grand temps de relire les Écritures loin des clichés doctrinaux réducteurs qui nous en voilent le sens.

Que le Seigneur vous bénisse et qu’il renouvelle votre intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »  Selon Romains 12:2.

Votre frère Désiré.

 

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L’Évangile d’Adam

En réfléchissant à l’histoire d’Adam, j’ai été frappé de voir combien déjà l’Évangile était en germe dans ce récit. 
Il définit le dessein initial et éternel de Dieu pour l’homme. 
Dieu plaça Adam (l’homme) dans un jardin, dans une nature amie et non dans une nature sauvage où le danger guette. Il y plaça l’homme pour cultiver et garder ce jardin, donc pour gérer sa création. Dieu confie à l’homme la responsabilité de nommer les animaux qu’il a créés, il l’appelle donc à une collaboration.
 Dans ce jardin, il y avait deux arbres particuliers, l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. 
Le premier arbre montre que dès le début, Dieu voulait que l’homme vive éternellement. Je ne crois pas que le deuxième arbre était simplement là pour tenter l’homme ou pour provoquer sa chute, mais je crois qu’il aurait eu son utilité quand Adam et Ève auraient atteint un certain degré de maturité. De manière similaire, nous interdisons certaines choses à nos enfants quand ils sont petits, car elles pourraient leur faire du mal, alors que plus tard ils pourront les utiliser comme nous. Ce qui, à mon avis, renforce cette idée d’immaturité chez Adam et Ève, est qu’ils étaient parfaits à tous points de vue, appelés à s’attacher l’un à l’autre et à devenir une seule chair, mais qu’ils ne l’avaient pas encore fait, puisqu’ils ne se connurent physiquement qu’après la rupture.
 Dans ce jardin, Dieu se promenait et entretenait une relation libre et directe avec l’homme.
 Malheureusement, un être créé par Dieu outrepassa sa sphère d’influence et mena l’homme à douter de l’amour divin, puis dans la tentation et finalement dans la rébellion. 
Après cette rébellion, ce n’est pas Dieu qui se cache à l’homme, mais l’homme qui se cache de Dieu. C’est l’homme qui a rompu la relation de confiance et qui s’est séparé, perdant ainsi tous les bénéfices et la richesse de la communion avec Dieu.
Dans sa grâce toujours active, Dieu donne la promesse d’une délivrance et d’un rétablissement futur au travers d’un enfant né de la femme. 
Dieu dans un geste de grâce ultime, ferme la porte du jardin et en chasse l’homme afin que ce dernier ne vive pas l’éternité dans la rébellion et dans le manque.

 Est-ce que ce texte est vrai ou mythique, difficile de le dire, car il transmet dans un vocabulaire terrestre des réalités d’une dimension qui nous est devenue inaccessible ? Il m’est difficile de croire que l’on peut exprimer en mots terrestres les réalités célestes, on peut juste les imager.

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La Traduction de la Bible et l’ADN transculturel de l’Église

Ce texte me semble capital, alors je vous le partage: La Traduction de la Bible et l’ADN transculturel de l’Église.

Tout le site vaut la visite.
Fraternellement.

 

Désiré

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J’ai mal à l’Église. Et vous?

Depuis des années, je vis une relation difficile avec les églises, ne m’y sentant bien ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Je sais que j’ai besoin des frères et des sœurs pour vivre ma foi et en même temps les églises répondent si mal et si peu à ce besoin. J’ai décidé de ne plus y chercher ce qu’elles ne peuvent offrir, afin de ne pas être déçu. Ce qui ne veut pas dire que je vais cesser de les fréquenter.

Est-ce que ce que nous appelons aujourd’hui église correspond vraiment à ce que la Bible appelle ainsi ? Y découvrons-nous la moindre trace de la forme de nos réunions actuelles ? Il ne me semble pas que Jésus et ses disciples avaient des formes cultuelles particulières en dehors de celle de leur peuple d’Israël. Ils ne devaient sans doute pas faire de « prières libres », puisque les disciples ont dû demander à Jésus de leur montrer comment prier.

Il semble qu’une bonne partie de la vie des communautés se passait dans les maisons et qu’elle était centrée sur la fraction du pain, c’est-à-dire sur des repas, des agapes fraternelles.

Il ne semble pas non plus qu’il y avait une forme unique dans la vie des premières communautés chrétiennes, entre, par exemple, celles de Jérusalem qui continuaient à fréquenter le Temple et à y prier et celles de Rome.

Je sais que plusieurs d’entre mes amis partagent mes difficultés et mes questions et ceci pour des raisons diverses. Je ne désire pas creuser trop dans ma réflexion personnelle, car cela risquerait de fermer plus de portes que d’en ouvrir. Je vous propose plutôt de partager librement vos attentes et vos idées et de découvrir si nous arrivons à des formes alternatives viables et plus conformes aux Écritures et à l’interrogation que le Saint-Esprit met en nous. Je prie ceux qui sont satisfaits du statu quo de ne pas intervenir, car le but n’est pas un débat, mais un partage et une exploration. Si certains vivent déjà des formes nouvelles et s’y épanouissent, merci de nous le partager.

Votre frère Désiré

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Un amour inconnu: tiré de Pray Today / Wycliffe Bible Translators

Un amour inconnu
Un groupe de personnes sans accès à la Bible découvre l’amour inconditionnel et éternel de Dieu 

Lee Bramlett, traducteur de la Bible avec Wycliffe, était convaincu que Dieu avait laissé quelque part sa marque dans la culture des Hdi, mais malgré ses recherches, il n’arrivait pas à la trouver. Où était l’empreinte de Dieu dans l’histoire ou la vie quotidienne de ce peuple camerounais ? Quel indice avait-il implanté pour que les Hdi puissent savoir qui il est et comment il désirait s’identifier à eux ?

Puis, une nuit dans un rêve, Dieu a incité Lee à examiner de nouveau le mot Hdi pour aimer. Lee et son épouse, Tammi, avaient appris que les verbes en Hdi finissaient généralement par l’une des voyelles, i, a ou u. Pour presque tous les verbes, ils pourraient trouver des formes se terminant par ces voyelles. Mais quand il s’agissait du verbe aimer, ils ne pouvaient trouver que le i et le a. Pourquoi pas le u ?

Lee a demandé au comité de traduction Hdi, qui comprenait les personnes les plus influentes de la communauté : « Pouvez-vous “dvi” votre femme ? »  « Oui, » répondirent-ils. Cela signifierait que la femme a été aimée, mais que l’amour avait disparu.

« Pouvez-vous “dva” votre femme ? » « Oui, » répondirent-ils. Ce genre d’amour dépend des actes de l’épouse. Elle serait aimée aussi longtemps qu’elle restait fidèle et qu’elle s’occupait bien de son mari.

« Pouvez-vous “dvu” votre femme ? »  Tout le monde s’est mis à rire. « Bien sûr que non ! Si vous disiez cela, vous devriez continuer à aimer votre femme quoiqu’elle fasse, même si elle ne vous apportait plus d’eau, même si elle ne vous faisait plus les repas. Même si elle devenait adultère, vous seriez obligés de continuer à l’aimer. Non, nous ne pourrions jamais dire “dvu”. Cela n’existe pas. »

Lee resta tranquillement assis pendant un moment, en pensant à Jean 3:16, et ensuite il a demandé : « Est-ce que Dieu peut “dvu” les personnes ? »

Il y eut un silence total pendant trois ou quatre minutes ; puis des larmes ont commencé à couler sur les visages tannés de ces hommes âgés. Finalement, ils ont répondu : « Savez-vous ce que cela voudrait dire ? Cela voudrait dire que Dieu continue de nous aimer encore et encore, millénaire après millénaire, alors que pendant tout ce temps nous avons rejeté son grand amour. Qu’il serait obligé de nous aimer, même si nous avions péché plus qu’aucun autre peuple. »

Une simple voyelle et le sens est passé de « je t’aime basé sur ce que tu fais et ce que tu es, » à « je t’aime, basé sur qui je suis. Je t’aime à cause de moi et NON PAS à cause de toi. »

Dieu avait encodé l’histoire de son amour inconditionnel directement dans leur langue. Pendant des siècles, ce petit mot était là, inutilisé, mais disponible, grammaticalement correct et tout à fait compréhensible. Quand ce mot a finalement été prononcé, il a remis en question tout leur système de pensée. Si Dieu est ainsi, et non un esprit mesquin et effrayant, est-ce qu’ils ont besoin de l’intercession des esprits de leurs ancêtres ? Est-ce qu’ils ont besoin de sorcellerie pour communiquer avec les esprits ? Beaucoup ont décidé que la réponse était négative, et le nombre de disciples du Christ est rapidement passé de quelques centaines à plusieurs milliers.

Le Nouveau Testament en Hdi est prêt à l’impression, et 29 000 locuteurs seront bientôt capables de ressentir l’impact de passages comme Éphésiens 5:25 : « Maris, “dvu” vos femmes, juste comme Christ “dvu”–é l’Église… »  Nous vous invitons à prier pour eux, alors qu’ils absorbent et cherchent à modéliser l’amour incroyable et inconditionnel qu’ils ont reçu.

Tout autour du monde, groupe humain par groupe humain, alors que la Parole de Dieu est traduite dans leur langage, des personnes peuvent accéder à cette grande histoire d’amour qui dit comment Dieu nous a tellement « dvu »–é qu’il a sacrifié son fils unique pour nous, de sorte que notre relation avec lui puisse être rétablie et bien orientée. La croix change tout ! Un jour, le dernier mot de la dernière partie de l’Écriture pour le dernier groupe humain sera achevé, et tout le monde sera capable de comprendre l’histoire de l’amour inconditionnel de Dieu.

« Je t’ai aimé, mon peuple, d’un amour éternel. Avec un amour inlassable, je t’ai attiré à moi » (Jérémie 31:3).

 http://www.wycliffe.org/  http://www.wycliffe.fr/

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La parole de l’Eternel était rare à cette époque, les visions n’étaient pas fréquentes (1 Sam 3:1)

Cela fait déjà longtemps que je me débats avec le concept de la Bible comme parole objective de Dieu, premièrement parce que la Bible ne parle jamais d’elle-même sous cette expression. Quand un auteur sacré parle de la Bible, il emploie le terme « Écriture(s) ».
Alors pendant longtemps, j’ai dit que Parole de Dieu avait différents sens suivant le contexte. Il s’agissait soit de paroles que Dieu avait adressées directement à un prophète ou au travers d’un prophète soit de Jésus-Christ lui-même comme expression de Dieu, ou dans les Actes en particulier, de l’annonce de Jésus-Christ de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

Mais en pensant et réfléchissant à ce verset de 1 Samuel, j’ai mieux compris. Dans ce texte, « parole de l’Éternel » est mis en parallèle avec « visions ». Ce texte implique non pas que la partie de la Bible existante était rare à l’époque, mais que Dieu était silencieux et semblait éloigné de son peuple. Dans les Écritures, l’expression « parole de Dieu » et ses variantes veut simplement dire révélation de Dieu. Il me semble que l’on peut toujours remplacer « parole de Dieu » dans ses diverses utilisations par « révélation de Dieu ». C’est tout aussi juste pour les prophètes à qui la révélation de Dieu est adressée, pour la Loi qui est une révélation de la volonté de Dieu à son peuple et pour Jésus-Christ qui est la parfaite et finale révélation de Dieu. C’est aussi vrai pour les dons de l’esprit qui sont des révélations de Dieu dans des circonstances particulières. À cette lumière, on peut également dire que la Bible est parole de Dieu quand elle nous révèle Dieu ou dans son ensemble comme révélation, mais certainement pas quand un verset ou un ensemble de versets est utilisé pour défendre un point de vue.

Qu’est-ce que cela implique? En faisant de la Bible la Parole de Dieu par excellence, nous avons de fait érigé un nouvel intermédiaire entre Dieu et les hommes et ceci contre le texte des Écritures. Nous critiquons le catholicisme pour sa médiation entre Dieu est les croyants par l’intermédiaire du magistère, mais nous avons simplement remplacé le magistère par une autre médiation, celle de la lettre.

Le désir et la volonté de Dieu pour chacun de nous, est d’avoir une relation directe, sans médiation autre que celle de son Fils. Nous avons troqué une grande partie cette relation directe et intime contre ce qui est trop souvent devenu une philosophie ou une théologie. Dieu veut être vivant et présent et agissant au milieu de son peuple et au travers de son peuple pour toucher le monde.
Comme le peuple d’Israël était effrayé par la présence manifeste de Dieu, Moïse a dû couvrir son visage d’un voile. Nous, de même, par crainte d’une relation directe nous utilisons le voile de la Bible, alors que nous avons besoin d’un dévoilement (d’une révélation) pour pouvoir voir et comprendre et rayonner de la gloire de Dieu.
Si nous désirons voir la gloire de Dieu dans nos vies et au travers de nos vies pour le monde, nous devons redonner à la Bible sa vraie place, non pas celle d’intermédaire mais celle de témoignage  de ce à quoi Dieu nous appelle à vivre.

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Le « Ciel », selon N.T. Wright

Je vous partage, en traduction, un passage du livre « Simply Jesus » de N.T. Wright que j’ai trouvé particulièrement frappant.

Aujourd’hui, dans le monde occidental, la plupart des gens imaginent que par définition, le « ciel » ne peut pas contenir un corps physique matériel comme nous le comprenons. Ceci parce que nous sommes profondément des platoniciens, qui supposent que s’il y avait un « ciel », il devrait être éthéré, hors d’atteinte de l’espace, du temps et de la matière. Mais supposons que Platon avait tort.

Supposons, en d’autres termes, que les anciennes écritures israélites étaient dans le vrai, et que le ciel et la terre n’étaient, après tout, que les deux moitiés jumelles de la réalité telle que Dieu l’a créée, destinées finalement à se réunir. Supposons que ce qui les a maintenues séparées pendant tout ce temps provient de la rébellion des créatures humaines qui avaient reçu la responsabilité de la partie « terrestre ». Et, que leur rébellion avait généré une poussée d’énergie suffisante pour que la « terre » déclare, à ce qu’il semble, l’indépendance, avec le désir de se diriger par elle-même. Et supposez que cette autonomie soit devenue extrêmement puissante, maintenant les deux sphères séparées et tyrannisant la « terre » avec l’arme habituelle des tyrans, c’est-à-dire par la mort.

Supposons, ensuite, que le Dieu créateur soit finalement venu en personne pour détruire l’arme du tyran et pour inaugurer le monde nouveau dans lequel le dessein originel de la création est enfin rempli. C’est, semble-t-il, ce que les premiers chrétiens croyaient qu’il se passait quand ils rencontraient Jésus, à nouveau bien vivant et qui apparaissait être chez lui aussi bien au « ciel » où ils ne pouvaient le voir, que sur « terre », où ils le voyaient. […] Ce dont les récits de résurrection témoignent – et qui est manifestement différent d’autres récits précédents ou suivants et qui par conséquent invitent au scepticisme qu’ils ont reçu autant dans le monde antique qu’actuel – est la naissance d’une nouvelle création. Le pouvoir qui a tyrannisé l’ancienne création a été brisé, défait, renversé. Le Royaume de Dieu est maintenant initié, et initié avec puissance et gloire, sur la terre, comme au ciel.

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Témoignage d’Eberhard Arnold, membre fondateur des communautés Bruderhof

En attendant de réécrire quelques nouveaux textes, je vous encourage chaleureusement à lire le dernier de mon ami Tommy Ab sur son blog http://tommyab.wordpress.com/2012/01/18/temoignage-deberhard-arnold/#comment-1235

C’est un véritable encouragement pour un engagement chrétien qui ne se confine pas au spirituel désincarné.

Dans son texte, j’ai aussi découvert un lien sur le site francophone des éditions du Bruderhof avec de nombreux livres à télécharger.

Le Bruderhof est formé de plusieurs communautés de vies dans le monde qui cherchent à pratiquer le Sermon sur la Montagne.

Bonne découverte !

 

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Le christianisme comme alternative (traduction)

Plus je me tourne vers la Bible, plus je me rappelle que le Royaume de Dieu est une alternative au Royaume du Monde. Le peuple de Dieu est appelé à être une alternative au brisement, au désespoir et à l’oppression que nous voyons autour de nous.

Dans le premier livre des Thessaloniciens, Paul nous rappelle de ne pas nous affliger comme si nous étions sans espérance. Les gens, les choses et les occasions disparaissent, mais nous ne devons pas nous affliger comme si nous ne possédions pas d’espérance. Dans les temps troublés que nous vivons, nous ne devons pas nous affliger comme si nous étions dépourvus d’espérance. Nous vivons dans l’espérance à laquelle Paul nous appelle : que les souffrances de cette vie mèneront à une plus grande gloire.

En ces temps de grandes souffrances qui nous environnent, en ces temps de pauvreté croissante, nous devons être une alternative au vide que nous voyons autour de nous ; nous sommes un peuple qui représente une grande gloire. Nous grinçons des dents, et nous endurons des douleurs et des épreuves comme tout le monde, mais nous nous tenons fermement à une paix qui n’est ni vide ni dénuée de sens. Nous pouvons servir ceux qui sont brisés, désespérés et opprimés, nous pouvons être une voix qui ne s’abandonne pas au cynisme, à la colère, et à la défaite.

Traduit du blog CHRISTIANITY FOR THE REST OF US

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Enfer, ou pas?

Ces derniers temps aux États-Unis il y a eu pas mal de remous après la publication du dernier livre de Rob Bell. Il y pose la question de la compatibilité de l’amour de Dieu avec l’enfer et en particulier avec des souffrances éternelles. Je n’ai pas lu ce livre, mais il me semble qu’il pose plus la question plutôt que d’y amener des réponses définitives.

J’aimerais vous partager ma compréhension actuelle de ce sujet difficile.

Pendant longtemps, j’ai défendu plutôt mollement la position évangélique habituelle sur le sujet. Mollement, comme beaucoup, car c’est une question assez troublante. Parfois, on subit la pression de l’horreur de l’enfer pour nous mener à évangéliser plus, mais il ne semble pas que ce soit une motivation très convaincante, vu le peu d’effets.

Mais depuis un deux ans, ma position à ce sujet a radicalement évolué.

D’abord, j’ai entendu parler sur internet du témoignage d’un Américain (encore un !), qui avait été en enfer et qui y avait souffert de démons. Curieux, comme d’habitude, j’ai voulu en savoir plus et j’ai appelé papa Google à la rescousse. J’ai été surpris de trouver de fortes remises en question bibliques d’un tel témoignage, démontrant qu’il n’y avait rien de biblique à une telle expérience et que cette notion de l’enfer devait beaucoup plus à la Divine Comédie de Dante qu’aux Écritures. Poursuivant ma recherche j’ai découvert la doctrine de l’annihilationisme : elle dit que si le feu brûle éternellement, c’est pour consumer, pour réduire en cendre, pas pour conserver indéfiniment dans la souffrance. Cette compréhension semble beaucoup plus proche de la compréhension juive de l’époque de Jésus que celle des tourments éternels. John Stott, qui était une référence, sinon la référence évangélique dans le monde anglo-saxon avait des difficultés avec la doctrine des tourments éternels et il penchait du côté de l’annihilationisme. Un Dieu qui ferait souffrir éternellement des hommes paraît bien pire qu’un Hitler.

De plus, il y a un gros problème avec la doctrine de l’enfer, surtout en français, c’est que le mot n’apparaît pas dans la plupart des bibles. Enfer vient du mot latin « infernus » (qui est en dessous), et quand on est enterré on est en dessous du sol, donc cela pourrait signifier « séjour des morts », mais en faire un lieu de tourments et de souffrances paraît aller bien au-delà des textes.

J’insère ici une citation de Wikipedia qui montre que ce n’est qu’assez tardivement que la doctrine évangélique actuelle, qui dérive de celle du catholicisme, a été acceptée :

Au début de la chrétienté : Les premiers écrivains chrétiens utilisèrent le terme enfer pour désigner les limbes des pères, dans lesquels les âmes des justes décédés avant l’avènement du Christ attendaient leur rédemption, et qui sont mentionnés dans le Symbole des Apôtres, « Il [Christ] descendit aux enfers », le purgatoire, lieu de purgation des péchés véniels et qui conduit toujours au ciel, et enfin le lieu de châtiment de Satan et des autres anges déchus ainsi que de tous les mortels morts sans s’être repentis de leurs péchés graves. Cette dernière interprétation est la plus acceptée de nos jours.

La croyance dans l’existence de limbes pour les jeunes enfants non baptisés, où ils auraient joui d’une félicité naturelle mais où le bonheur suprême de voir Dieu leur était refusé, n’a jamais été officialisée par l’Église catholique avant d’être définitivement balayée le 19 avril 2007, comme contraire à l’universalité du salut offert par le Christ à tous ceux qui le veulent8.

La durée des châtiments en enfer a fait l’objet de controverses depuis les premiers temps du christianisme. L’écrivain et théologien chrétien du IIIe siècle Origène et son école, l’école d’Alexandrie, enseignaient que ces châtiments avaient pour but de purifier des péchés, et qu’ils étaient proportionnels à l’importance des fautes commises. Origène soutenait qu’avec le temps l’effet purificateur serait obtenu chez tous, même les mauvais, que le châtiment finirait par cesser et que ceux qui se trouvaient en enfer pourraient enfin avoir droit au bonheur. Cette doctrine fut condamnée par le deuxième concile de Constantinople en 553, et la croyance en un châtiment éternel en enfer devint caractéristique des Églises orthodoxe et catholique. Elle passa également dans les symboles des Églises réformées, mais la doctrine de l’enfer fut rejetée par les penseurs les plus radicaux de la Renaissance. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfer #Selon_le_christianisme )

Mais cette citation me paraît inexacte pour l’orthodoxie. Chez les Orthodoxes, il n’y a qu’un seul lieu après la résurrection générale, tous seront dans la présence sainte de Dieu. J’en ai déduit que ceux qui aiment Dieu et qui ont été délivrés de la corruption par leur adhésion au Fils de Dieu vivront dans sa parfaite lumière et en jouiront pleinement. Mais sa lumière sainte brûlera toute corruption et elle brûlera ce qui est corrompu. Je crois que certains seront complètement corrompus et seront anéantis, tandis que beaucoup seront purifiés de leur corruption et qu’ils survivront et même qu’ils vivront éternellement.

Dans ma compréhension, il faut aussi relever que la notion « d’aller au ciel » donne une conception erronée de la vie éternelle. Bibliquement, il n’y a pas de survie de l’âme, mais une résurrection corporelle générale sur une terre et dans un univers renouvelés et débarrassés de la corruption, mais c’est un point que je développerais un autre jour.

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