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Des doctrines de démons …

Souvent en creusant un texte connu, je vais de surprises en découvertes et vers des questions ouvertes.

Je vous partage un de ces textes, avec les réflexions et les questions qu’il éveille en moi.

«L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux enseignants marqués au fer rouge dans leur propre conscience. Ils prescrivent de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont croyants et qui connaissent la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.» 1 Timothée 4:1-5.

Première surprise, les doctrines de démons ne concernent pas des sujets théologiques comme la Trinité ou la divinité du Christ, mais l’abstinence du mariage ou de certains aliments.

La foi selon Paul s’exprime donc, non par des théories, mais par une vie qui reconnaît que la Création de Dieu est bonne dans toutes ses dimensions. La vie chrétienne n’est pas une suite d’ascèses, mais une jouissance des bienfaits de Dieu, comme le couple, la sexualité, la famille, la nourriture. Nous sommes très proches ici de l’Écclésiaste, et très loin d’une forme de gnosticisme qui laisserait entendre que le monde physique est mauvais et qu’il faut s’en détacher.

Maintenant la question, que signifie exactement: «tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière»? L’expression «par la parole de Dieu» traduit δια λογου θεου qui ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament, à l’exception de 1 Pierre 1:23 qui dit: δια λογου ζωντος θεου: par la parole vivante de Dieu. Manifestement, il ne s’agit pas d’une référence à l’Écriture, car cette expression n’est jamais utilisée dans ce sens dans le Nouveau Testament. Il s’agit ici d’un agent qui contribue à la sanctification de toutes choses. Le deuxième agent sanctifiant m’interroge plus, car si la grande majorité des traductions disent par la prière, le mot grec utilisé ἔντευξις, n’apparaît qu’une seule autre fois dans le Nouveau Testament, dans cette même épître: J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des demandes, des prières, des supplications (ou des intercessions), des actions de grâces, pour tous les hommes (1 Tim 2:1). Il dérive d’un verbe traduit habituellement dans les Écritures par intercéder. Manifestement, la majorité des traducteurs ont été gênés par ce sens habituel d’intercession et ils ont choisi d’interpréter par prière. Mais il y a un autre problème: ἔντευξις n’a pas comme sens premier l’intercession, mais la rencontre, la relation, et même la relation sexuelle! Il en est de même pour le verbe apparenté. Intercession et intercéder sont des vocables uniquement religieux, donnés à des mots ayant une signification bien plus large et différente.
Que devons-nous en conclure?

Je pense que nous sommes au bénéfice premièrement de la bonne Création de Dieu et de l’autre, du rachat, de la rédemption de tout ce qui a été souillé par le péché. C’est Jésus-Christ qui est la Parole de Dieu qui a tout purifié et c’est par sa vie, sa mort et sa résurrection (son intercession) que tout est sanctifié.
Pour Paul, la sanctification est avant tout l’œuvre du Saint-Esprit qui nous applique et qui applique au monde au travers de nous cette sanctification.
Il ne s’agit donc pas d’œuvres que nous avons à faire, mais d’une œuvre dont nous bénéficions.

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Prédication sur Romains 8 : 18-30

Je vais vous partager quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la première.

Textes bibliques : Michée 7 : 1-7 / Romains 8 : 18-30 / Jean 16 : 19-22

Le monde va mal, on s’en rend compte tous les jours. Déjà Michée s’en plaignait dans un sombre tableau de son époque. Jésus annonce aussi à ses disciples des temps difficiles (Jean 16). Chacun se demande : d’où vient le Mal, où cela va-t-il nous mener, comment réagir ?

Dans Romains 8, Paul essaie de répondre à ces questions, dans un passage dense et pas facile. 1ère phrase-choc (v. 20) : le monde n’y peut rien ! Alors le Mal, la faute à qui ? Paul ne dit pas « à Dieu », mais « quelqu’un » (ou quelque chose) a fait cela (et il ne précise pas qui ou quoi). Cela ne peut pas être Dieu qui a prévu la Création bonne. Mais si c’est le diable (le diviseur), pourquoi Dieu le laisse-t-il faire ? Pourquoi a-t-il créé le serpent ? Y aurait-il une faille dans la Création qui rappellerait le tohu-bohu d’avant la création ? D’ailleurs Paul ne dit pas « le Mal », mais le vide, le néant (d’un mot qui signifie buée, brouillard). C’est le Rien, ce qui n’a pas de consistance (cf. la vanité de l’Ecclésiaste). Immense mystère, abîme de questions, auxquels il n’y a pas de réponse pour Paul.

Il est par contre beaucoup plus affirmatif dans sa réponse à la deuxième question : il y a une espérance, l’absurde n’aura pas le dernier mot, l’essentiel est devant. C’est l’espérance de la gloire (litt. du « plein », du poids), attendue impatiemment (vv. 18-19). Nous sommes donc invités à passer du vide au plain, du flasque au consistant, du rien au tout. Le projet de Dieu pour le monde et pour nous est de nous faire passer d’un pouvoir à un autre.

Mais comment et quand passer de l’un à l’autre ? Il y a deux dérives possibles : attendre patiemment et discrètement le grand chambardement final, sous-entendu : « on ne peut rien faire maintenant, attendons que le monde se détruise tout seul». C’est la tentation spiritualiste. Ou vouloir intervenir avec impatience pour faire des changements radicaux immédiats, sous-entendu : « Dieu a besoin de nous pour hâter la fin ». C’est la tentation révolutionnaire, voire terroriste. Alors impatience ou patience ? Les deux mots sont dans le texte (vv. 19 et 25) !

Pour nous aider à voir clair, Paul utilise deux images : celle de la « révélation » (dire ce qui est encore caché), litt. un processus d’apocalypse (au sens non du grand crash final, mais du dévoilement de la réalité). Et ce dévoilement commence en nous maintenant. Donc, contre ceux qui attendent seulement la fin, Paul parle d’un processus de découverte, de mise à jour : ce n’est pas fini, mais c’est déjà commencé. Et celle de l‘ « accouchement » (mots très forts : en travail, en espérance, dans les gémissements). Donc, contre ceux qui voudraient régler brutalement le sort du monde, Paul dit : c’est en train, c’est déjà commencé, mais ce n’est pas fini. Nous sommes à la fois en révélation et en accouchement.

Mais qui cela concerne-t-il ? Paul parle de trois niveaux : le monde d’abord (la nature, la création toute entière, v. 22), soumis aussi aux forces de destruction, qui doit être libéré, régénéré, renouvelé. La création « gémit » elle aussi. C’est une vision cosmique, la création n’est pas mauvaise ou condamnée, elle est en achèvement, sa naissance n’est pas finie. L’humain ensuite, qui fait partie de la création. Il gémit comme un enfant qui a de la peine à naître. Il attend la « délivrance » pour devenir enfant de Dieu (v. 23). Notre avantage sur la nature est que nous avons déjà les « prémices » (v. 23), nous vivons déjà des petits bouts du royaume. En troisième lieu (c’est le plus étonnant), le Saint-Esprit lui aussi « gémit » (v. 26), s’angoisse avec nous, et veut naître en nous. Il faut donc laisser l’Esprit travailler en nous pour qu’avec lui nous naissions à la vie nouvelle.

 

Revenons aux questions du début :

  • –  d’où vient le Mal : mystère, mais le pouvoir du « vide » est bien réel.
  • –  où allons-nous : vers la gloire, le plein achèvement, l’espérance.
  • –  comment réagir: en refusant tout repli dans un cocon bienfaisant, toute fuite spiritualiste d’un monde qui serait déjà condamné (tentation sectaire) ; nous sommes co-responsables de l’avenir du monde. En résistant aussi à tout interventionnisme qui voudrait hâter le jugement et la fin (tentation terroriste), en action ou simplement en paroles.

 

Nous vivons un processus de dévoilement (clarification) déjà commencé et d’accouchement non encore terminé. Et le v. 28 nous rappelle que « Dieu travaille en tout, en synergie avec nous, pour le bien de ceux qui l’aiment ». Amen.

Étienne Roulet

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La nouvelle dimension de « réveil » qui vient

Je suis en train de lire le livre «The New Awakening» de Loren Covarrubias, j’encourage chaque personne qui lit l’anglais, de le télécharger gratuitement sur son site: http://lorenrcovarrubias.com
Même si je trouve son style peu coulant, et que j’ai dû faire un effort pour le lire, il y a des tas de choses inspirées dans ce livre.
Il a reçu le message d’une nouvelle dimension du «réveil» (malheureusement en français ce mot traduit deux expressions anglaises différentes, revival et awakening – «revival» définit des réunions cherchant à remettre un peu le feu dans l’Église ou a toucher de nouvelles personnes par l’Évangile, «awakening» définit une action de l’Esprit plus profonde amenant des changements importants dans la vie du Peuple de Dieu et généralement également dans la société.)
Ce livre parle donc d’une réforme en profondeur de la foi et de l’Église que le Seigneur veut apporter.
Il parle sous de nombreux angles de 3 dimensions de la foi. La première étant celle de la conversion centrée sur Jésus-Christ. En principe, tous les évangéliques et de nombreux autres chrétiens vivent cette dimension. La deuxième est la dimension pentecôtiste-charismatique qui est centrée sur le Saint-Esprit. La troisième est celle de la vie de disciple centrée sur le Père, dont Jésus-Christ est la représentation et le modèle parfait.

Une image qui m’a particulièrement frappé et changé est celle du torrent qui sort du Temple dans la vision d’Ézéchiel au chapitre 47.

Verset 1: «Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel.» Cette eau qui sort du Temple représente notre salut initial.

Versets 5 et 9: «Il mesura encore mille coudées; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était si profonde qu’il fallait y nager; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser… Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.» Cette eau devenue torrent représente la vie dans l’Esprit et beaucoup dans le mouvement pentecôtiste-charismatique, et encore plus dans sa dimension «Toronto» parlent de la rivière de Dieu et cherchent à y batifoler et à en profiter, souvent de manière égoïste. On y recherche à faire des «expériences», à vivre des choses fortes.

Verset 12: «Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d’arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n’auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède.» Mais la finalité de ce torrent et que sur ses bords croissent des arbres dont les fruits apporteront une nourriture continuelle aux affamés et dont les feuilles serviront à la guérison. Cette image revient en Apocalypse 22:1-2: «Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.».
Dans cette troisième dimension, ce n’est plus ce que je peux vivre comme expériences avec le Saint-Esprit, mais les fruits que ma vie peut porter pour en nourrir d’autres et pour les guérir. Ma prière n’est plus, Seigneur donne-moi plus de ton Esprit ou plus de…, mais Seigneur que ta vie s’écoule au travers de moi, que les fleuves d’eau vive s’écoulent de moi pour abreuver, nourrir et guérir. Cette pensée me révolutionne.

En Jean 15, il est écrit: «Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. … Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.» Jean 15:4-5, 8. Si nous ne portons pas beaucoup de fruit, nous devons nous interroger sur la manière dont nous sommes fondés en Christ.

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Juste?

Il y a quelques soirs, comme à mon habitude, avant de rentrer, je suis allé prier et louer dans un temple réformé. De manière inhabituelle, la bible sur son support était au centre avec une fleur devant elle. Comme je chantais en langues, je me suis dit que j’allais également chanter le chapitre auquel la bible était ouverte, Luc 15.

Peut-être que chanter la Bible permet de mieux se concentrer sur le texte, alors j’y ai remarqué plusieurs choses en le chantant.
Le chapitre 15 commence par : « Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, en disant : cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux. » Luc 15:1-2.
Jésus leur répond par trois paraboles, la première étant celle de la brebis perdue, qu’il conclut ainsi : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » Luc 15:7.
Contrairement à ce que l’on entend d’habitude, Jésus parle de justes qui n’ont pas besoin de repentance, comme s’il était possible d’être juste sans Lui. On nous a rebattu les oreilles avec cette affirmation de Paul : « selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; » Romains 3:10-12.
De nombreux textes parlent de justes avant la venue de Jésus-Christ. Il ne faut donc pas absolutiser un texte de Paul qu’il utilise dans une argumentation pour en faire une vérité générale.
Les Évangiles parlent de plusieurs justes, en dehors du salut offert par Jésus-Christ.
Il est dit que Joseph, le « père » de Jésus-Christ était juste, Mat 1:19
Jésus dit : « Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » Matthieu 13:17.
Les parents de Jean le baptiste sont décrits ainsi : « Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. » Luc 1:5-6.
Corneille, était défini ainsi : « Ils répondirent : Corneille, centenier, homme juste et craignant Dieu, et de qui toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été divinement averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d’entendre tes paroles. » Actes 10:22.
Il est donc évident que, selon l’Écriture, l’on peut être juste sans connaître Jésus-Christ, mais comme on le voit pour Corneille, un juste sera toujours attiré par Jésus-Christ.

Dans la parabole du fils prodigue, il y a également une vérité qui m’a frappé et dont je n’avais jamais entendu parler, sans doute parce que les traditions nous empêchent de voir ce qui est là sous nous yeux. Le père a partagé son bien entre ses deux fils, celui qui est resté et celui qui est parti. Il n’était pas nécessaire de partir et de pécher pour avoir pleine jouissance de l’héritage du père. Le père le souligne bien quand il dit à son aîné : « Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; » Luc 15:31. En réfléchissant à cela, j’ai aussi pensé aux enfants de chrétiens qui souvent jalousent ceux qui se convertissent après avoir été des criminels, des drogués ou des voyous, et qui souvent ne savent pas vraiment comme être ou devenir chrétiens, alors qu’ils ont déjà toutes les richesses de la foi à disposition. Trop souvent, on les éduque comme s’il fallait qu’ils deviennent chrétiens, alors qu’ils sont déjà saints, comme l’a écrit Paul : « Car le mari non croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. » 1 Corinthiens 7:14.
Au lieu de chercher à les convertir, nous devrions les aider à devenir des disciples accomplis et remplis du Saint-Esprit dès leur plus jeune âge.

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Deux pensées glanées ce matin

Deux pensées m’ont frappé lors du culte de ce matin:
“À chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ.” Éphésiens 4:7. Peut-il exister une plus grande mesure de grâce?

La Loi dit: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel.” Lévitique 19:18. »
Et Jésus a dit à ses disciples: “Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.” Jean 13:34. Wow! Je crois qu’il n’y a rien à ajouter.

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Pré-destinés ?

Je viens de lire ce texte :
Rom 8:28-30 : Nous savons, du reste, que tout coopère pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son projet. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit le premier-né d’une multitude de frères. Et ceux qu’il a destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Et comme souvent quand je lis les Écritures, je me suis attristé de constater combien les doctrines qui traînent dans les églises nous masquent le sens des textes bibliques.
Ce verset est utilisé pour défendre la doctrine de la prédestination au salut, alors qu’il ne parle pas du tout de cela, mais d’un enchaînement bien plus merveilleux. Dieu nous destine, nous qui l’aimons, à devenir conformes à l’image, au modèle, de son Fils. Dieu veut que nous devenions semblables à Jésus-Christ, pour qu’il soit le frère aîné d’une famille immense. Nous cherchons juste à être sauvés pour aller au ciel, alors que le projet de Dieu va infiniment plus loin. Dieu veut que nous ayons avec lui la même relation qu’il a avec son Fils premier-né.
Et il a tout fait pour cela, car il nous a d’abord appelés, puis il nous a justifiés, c’est-à-dire qu’il a fait de nous des justes. Et finalement, il nous a glorifiés. Paul écrit tout cela au passé, car ce sont des choses déjà accomplies par Dieu. Le croyons-nous vraiment ?
Je suis fatigué par une manie qui se développe actuellement chez les évangéliques. On a de plus en plus l’impression dans les prédications que Jésus nous a juste sauvés, mais que pour le reste c’est à nous de nous démerder, c’est à nous de travailler à notre salut à la force du poignet. Nous devons faire plus, pour acquérir les grâces divines, mais nous n’en faisons jamais assez, nous n’obtenons pas ce après quoi nous soupirons. Alors que l’Écriture dit tout autre chose. Elle dit, dans ce texte de Romains et dans beaucoup d’autres endroits, que le salut que Jésus nous a acquis est un salut parfait et complet, un salut qui a la puissance de nous transformer bien plus profondément que ce que nous pouvons imaginer.

Voulons-nous continuer à nous contenter de croire à un salut étriqué, ou voulons-nous recevoir tout ce que Dieu nous a donné en Jésus-Christ ? Nous recevons le salut par la foi. Si nous croyons à un salut étriqué, nous recevrons un salut étriqué, si nous croyons à la plénitude de l’œuvre accomplie par Jésus-Christ, nous recevrons un salut plein et débordant, un salut qui dépassera nos plus folles imaginations.
Prédestinés à devenir semblables à notre modèle, Jésus-Christ. Quoi de plus glorieux ? Et ce n’est pas pour le futur seulement, c’est quelque chose qui commence aujourd’hui et maintenant. Ce sera pleinement réalisé à la résurrection, mais nous pouvons et nous devons déjà le vivre ici, nous pouvons et nous devons déjà rayonner de la gloire du Fils de Dieu.

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« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem

Un blog que je viens de découvrir et que je vous encourage à suivre:

« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem.

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Claude & Julia Payan – Oui, mais Il le permet ! – Texte :: EnseigneMoi

Claude & Julia Payan – Oui, mais Il le permet ! – Texte :: EnseigneMoi.

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14 manières fréquentes de tordre l’Évangile (Howard Snyder)

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HOWARD SNYDER

14 manières fréquentes de tordre l’Évangile

Posté le 3 janvier 2014 par Howard Snyder

1. Interpréter l’Évangile principalement par l’épître aux Romains.

Les écrivains bibliques, y compris Paul, nous disent d’étudier l’ensemble des Écritures et de les interpréter à travers de cette globalité. Mais la tendance persistante à voir l’épître aux Romains comme la clé de toute l’Écriture persiste. Et l’Église et le monde en souffrent. (Voir mon article sur Seedbed, « Misplacing Romans » {Mal situer l’épître aux Romains}.)

2. Se concentrer uniquement sur « le salut personnel. »

La Bible n’enseigne pas le « salut personnel » de la façon individualiste et privée que cette expression en est venue à signifier. Au contraire, elle enseigne de multiples façons et au travers de nombreuses métaphores la réconciliation de toutes choses (par exemple, Éphésiens 1, en particulier le verset 10 : « … réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la Terre. » 1:10, LSg, et Colossiens 1, en particulier le verset 20 : il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.) – néanmoins pas sans jugement.

3. Faire du Ciel le but.

La Bible et les credo des premiers chrétiens ne disent rien sur « aller au Ciel ». Pourtant, cette phrase est devenue pratiquement synonyme de salut dans bien des esprits. La Bible se concentre sur l’accomplissement de la volonté de Dieu sur la Terre comme au Ciel, et de la rédemption ultime de toute la création, pas une scission cosmique éternelle entre la Terre et le Ciel.

4. La division entre clergé et laïcs.

C’est l’un des premiers signes du « mystère de l’iniquité » dans l’Église. Une fois que Satan nous a convaincus que seulement quelques-uns (et principalement des hommes d’un certain type) sont appelés dans « le ministère, » il a réduit l’efficacité de l’Église de nonante pour cent. La division entre clergé et laïcs est donc plus débilitante que tout autre préjudice dans l’Église. Elle porte atteinte à la doctrine biblique du sacerdoce des croyants, celle des dons de l’Esprit, et celle de l’appel universel à la diaconie (ministère, service).

5. Penser que l’économie et la politique ne sont pas directement des préoccupations liées à l’Évangile.

Cloisonner l’Évangile de l’économie et de la politique, en les situant en dehors de notre vie de disciple, est un dualisme non biblique. L’Évangile est une réalité économique et politique, alors par définition l’Église est autant économique que politique. Mais, l’économie et la politique doivent être interprétées à la lumière de l’Évangile, et non l’inverse. Le Royaume de Dieu en est le cadre général.

6. Rendre la communauté secondaire.

Les auteurs du Nouveau Testament se concentrent beaucoup plus sur la communauté, sur le corps du Christ, sur le fait que nous sommes membres du Jésus-Christ et par conséquent les uns des autres, que sur n’importe quel autre sujet. Moins la communauté est authentique au sens biblique de partage mutuel, de koinonia, plus les différences doctrinales viennent au centre et plus l’Église se concentre sur toute autre chose que la communauté. C’est pourquoi je traite tellement de ce sujet dans mon livre Community of the King (la communauté du roi) et dans d’autres.

7. Négliger l’Ancien Testament.

Ici, les deux erreurs les plus courantes sont : négliger l’holisme des desseins salvifiques de Dieu tels que révélés dans l’Ancien Testament, et accepter le mythe que toutes les vérités importantes de l’Ancien Testament deviennent « spiritualisées » dans le Nouveau. Ainsi, « terre promise », par exemple, vient à signifier « ciel » ou, une certaine expérience spirituelle intérieure. Quand cela se produit, les prédicateurs creusent l’Ancien Testament à la recherche de pépites « spirituelles » qui ont souvent peu à voir avec le contexte biblique historique et avec le sens.

8. Limiter la justice à la droiture personnelle.

Dans l’Ancien Testament, les Psaumes, les Prophètes, la Loi, la Sagesse, couplent constamment la justice et le droit as comme les deux faces de la même réalité globale. Notez, par exemple, le nombre de fois que la justice et le droit sont couplés et utilisés de manière presque interchangeable dans la poésie hébraïque.

Pourtant, l’Église les sépare souvent de différentes manières ; par exemple le droit parle de moralité personnelle et la justice de quelque chose dont Dieu prend soin lui-même grâce à l’expiation et/ou à une condamnation définitive. C’est carrément non biblique.

9. Négliger l’intercession.

Plus je lis sur la prière dans la Bible, sur Moïse, David, Les Prophètes, Job, sur la vie et l’exemple de Jésus, les Épîtres, plus je suis convaincu que l’Église en général et moi-même, nous avons négligé le ministère essentiel de l’intercession. Au travers du mystère de la prière et de l’Esprit de Dieu, l’intercession persévérante du peuple de Dieu peut (et souvent le fait) changer le cours de l’histoire et celui des relations entre les nations et entre les peuples et entre les religions, tout aussi bien que rejoindre nos besoins plus immédiats et personnels.

La prière d’intercession est un des principaux moyens de chercher d’abord le royaume de Dieu.

10. Des « croyants » à la place de disciples.

Jésus appelle et forme des disciples afin que le corps du Christ devienne une communauté de disciples du Royaume de Dieu. Le Nouveau Testament utilise rarement le mot « croyants ». Aujourd’hui, cette réalité est déformée par la tendance d’utiliser « croyants » au lieu de « frères » dans les traductions modernes (ceci afin d’être plus inclusives) ou alors d’utiliser des pronoms comme « eux ».

Ce qui importe n’est pas le nombre de croyants, mais le nombre de disciples, et par conséquent le ministère de faire des disciples.

11. Substituer le royaume de Dieu par le Ciel.

Dans la Bible, le Royaume de Dieu englobe la réalité, la souveraineté et l’amour de Dieu. Il ne s’y trouve aucun dualisme esprit/matière. La plupart des gens du temps de Jésus le comprenaient ; ils savaient, par exemple, que « Royaume des cieux » dans Matthieu était juste une manière différente de dire « Royaume de Dieu ».

Dans la Bible, nous voyons le royaume de Dieu comme étant à la fois présent et futurs, céleste et terrestre, personnel et social, soudain et graduel, intérieur et extérieur, dans une dialectique mystérieuse avec l’Église qui est en elle-même ni le royaume de Dieu, ni séparable du royaume de Dieu.

12. Réduire la foi à un seul domaine de nos vies.

Nous compartimentons. Notre marche chrétienne se réduit seulement à une part de nos vies, et cette part est souvent réduite à ce que nous croyons.

Mais, à présent, demeurent : la foi, l’espérance et l’amour – et la Bible indique clairement ce qui est le « plus grand » et le plus englobant des trois. Selon l’Évangile, la foi n’est pas la réalité ultime, elle est le moyen menant à aimer Dieu et les autres ainsi que toute la création divine avec tout notre être. Et ceci 24/7, comme on dit.

La Bible présente la foi agissant par l’amour ; l’amour étant activé par la foi et actionné par l’espérance – une confiance intégrale dans les étonnantes promesses de Dieu d’un plein-salut-pour-toute-la-création.

13. Ignorer Genèse 9.

Il y a une immense littérature sur la théologie de « l’alliance » ou « fédérale » (du latin « alliance »). Pourtant, curieusement, cette théologie commence presque toujours par l’alliance de Dieu avec Abraham (avec peut-être une allusion à Genèse 3:15). Pourtant, la première alliance biblique explicite se trouve dans Genèse 9, où Dieu établit son « alliance entre Lui et la Terre » (Genèse 3:13).

L’accent est explicite et répété : une alliance avec les humains et avec toutes les sortes d’êtres vivants. Si notre compréhension du salut saute de Genèse 3 à Genèse 12, nous ratons les enseignements bibliques essentiels sur le monde créé et cela déforme tout le reste de la Bible.

14. Divorcer la vie de disciple du soin de la création.

Quand nous négligeons ou déformons la révélation biblique sur monde créé, nous réduisons l’Évangile de beaucoup par rapport aux les promesses de la Bible. Nous le faisons à notre propre perte ; nous appauvrissons l’Église ; nous surspiritualisons l’expérience chrétienne et nous réduisons la dynamique de la mission chrétienne.

Quand on voit comment la vie de disciples et le soin de la création sont inséparablement liés dans le plan de Dieu, l’Église devient puissante avec patience et humilité « pour renverser des forteresses » (2 Cor 10:4).

Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres façons de tordre l’Évangile. Chaque fois que nous détournons notre regard de Jésus-Christ et que nous interprétons l’Évangile à travers d’autres lunettes, nous avons des problèmes.

Utilisez le verbe que vous souhaitez : tordre, déformer, fausser, miner, neutraliser, châtrer, émasculer, annuler, dépouiller – le problème persiste et appelle à une vie de disciple basée attentivement sur la Bible, et christocentrique.

Le Saint-Esprit a été répandu à la Pentecôte, mais déjà dans le Nouveau Testament, nous voyons les Apôtres luttant contre des distorsions émergentes.

Et pourtant, souverainement, étrangement, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et il continuera à remplir les promesses et à guider le corps du Christ dans « toute la vérité » (Jean 16:13) jusqu’à ce que « la Terre [soit] remplie de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent la mer » (Ésaïe 11:09).

Howard Snyder

Ancien professeur d’histoire et de théologie missionnaire du Asbury Theological Seminary (1996-2006); il fait maintenant de la recherche et la rédaction à Wilmore, au Kentucky. Professeur d’Études wesleyennes, au Tyndale Seminary, à Toronto, 2007-2012. Auparavant il a été ensaignant et pasteur à São Paulo, au Brésil à Detroit, au Michigan; et à Chicago, dans l’Illinois. Le principal intérêt du Dr Snyder est la puissance et la pertinence de Jésus-Christ et de son royaume dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Il a, entre autres, écrit : The Problem of WineskinsCommunity of the King, et plus récemment, Salvation Means Creation Healed.

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Plus de miracles en Afrique?

C’est une question qui revient fréquemment.

J’ai lu cette réponse dans une revue missionnaire. Je la trouve pertinente et je vous la partage.

C’est l’éditorial du N° 4/2013 de la revue Allons de l’AME (Alliance Missionnaire Évangélique), rédigé par Christophe Reifsteck, directeur du Département Europe francophone.

Le site de l’AME : http://www.ame-info.org

L’AME n’étant pas une mission particulièrement charismatique, cela donne une valeur particulière à ce texte.

Le Ciel sur la Terre

Le Ciel sur la Terre est un concept qui renvoie le chrétien au Nouveau Testament et au message de Jésus et des Apôtres. Il nous relie au concret et surpasse une conception qui se limiterait à une notion uniquement intellectuelle. Le Ciel sur la Terre se manifeste par l’incursion de l’invisible dans le visible, du surnaturel dans le naturel, ou l’homme spirituel évince le terrestre (1Cor chap. 2 et 3). La perception occidentale de la Raison rejette en bloc la réalité surnaturelle de notre monde, aussi bien celle qui vient du Royaume de Dieu que celle qui a sa source dans le monde satanique. Beaucoup de contemporains chrétiens d’Occident se demandent pour quelles raisons Dieu fait des miracles en Afrique ou en Asie et si peu en Europe. La raison principale c’est la Raison ! Elle s’oppose farouchement à la Foi qui est le chemin et le véhicule qui joint le Ciel à la Terre, le surnaturelle à notre quotidien : Héb 11:1, Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

La foi ainsi démontre le surnaturel, les choses que l’on ne voit pas. La véritable foi est ce véhicule qui permet à Dieu de faire irruption dans notre monde. Elle permet à l’Esprit Saint de se manifester mais il nous est nécessaire d’apprendre à lui soumettre nos raisonnements, notre logique, notre raison :

1 Cor 2:5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Paul précise aux versets 6 et suivants que cette foi fondée sur la puissance (le surnaturel) de Dieu est en réalité la véritable sagesse que l’on ne peut pas puiser dans nos ressources intellectuelles mais que cette sagesse à sa source dans les révélations données par le Saint-Esprit. La manifestation du Ciel sur la Terre est intimement liée à notre foi et à la place que nous laissons au Saint-Esprit dans nos vies, en ceci l’étude de la Parole de Dieu prendra une dimension nouvelle où le surnaturel bien réel retrouvera sa place dans notre quotidien occidental. C’est mon vœu et ma prière que le royaume de Dieu se manifeste plus fortement en Francophonie. Je vous souhaite encore une bonne lecture.

Publié avec autorisation.

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