Archive for category Foi

Tous ensemble, ô notre Dieu, nous cherchons ta face.

Bizarrement, ces derniers jours je me réveille avec des vieux cantiques, et après avoir partagé le précédent, j’en reçois un autre.

Il me semble qu’il y a une unité certaine et une suite entre ces divers cantiques.
Alors voilà le troisième qui lui aussi appelle à l’action du Saint-Esprit et demande les dons.
Mais l’accent me semble porté aujourd’hui sur la nécessité de rechercher la face du Seigneur ensemble. Nous serons exaucés quand nous nous unirons pour demander à Dieu son Esprit et son action, comme l’avaient fait les disciples : « Lorsqu’ils l’eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent : Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve, c’est toi qui as dit par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David : Pourquoi ce tumulte parmi les nations, et ces vaines pensées parmi les peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance. Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. » Actes 4:24-31.    

Qui désire faire de même pour que nous vivions les mêmes fruits et que la face du monde en soit changée?

Tous ensemble, ô notre Dieu, nous cherchons ta face.

Strophe 1

Tous ensemble, ô notre Dieu, nous cherchons ta face.

Fais sur nous, en ce saint lieu, rayonner ta grâce !

À toi monte notre chant, à toi nos prières !

Viens, répands sur tes enfants tes dons salutaires !

Strophe 2

Ton Esprit vienne, ô Seigneur, nous remplir de zèle,

Inspirant à notre cœur un amour fidèle !

Que sans craindre et sans rougir nous fassions paraître

le bonheur de te servir, toi seul, notre Maître !

Strophe 3

Ouvre-nous les vérités de ton Évangile !

Ton fardeau nous soit léger et ton joug facile !

Que le peuple des croyants en tous lieux t’honore !

D’un seul cœur, en s’unissant, qu’il t’aime et t’adore !

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Et baptise-nous de feu !

Ce matin encore, je me suis réveillé avec les paroles d’un vieux chant exprimant une invocation au Saint-Esprit.

Ce chant a été écrit par un pasteur de l’Église Libre de mon canton, au plus tard en 1930, et il a été publié, sans la 4e strophe, dans le Psautier Romand, recueil des églises réformées de Suisse romande de l’époque.

En ce temps-là, on osait exprimer des choses fortes. Dans le recueil suivant , il a été édulcoré en remplaçant « fais-nous sentir ta présence  » par « nous croyons à ta présence ».

J’ai le sentiment que nous avons perdu du terrain dans toutes les églises, car nous ne chantons ni ne pensons plus cela.

Pendant le Renouveau charismatique qui fut, à mon avis, l’une des réponses du Seigneur à ces demandes chantées et priées, on insistait sur le baptême du Saint-Esprit et sur les dons, dont le plus élémentaire le parler en langues. Mais aujourd’hui quand prie-t-on pour les baptisés en demandant qu’ils reçoivent l’Esprit et ses dons? Il me semble que de plus en plus on dit que chacun a reçu l’Esprit et que par conséquent, il pourrait manifester des dons. Mais généralement, on laisse cela à quelques spécialistes et l’on consomme plus ou moins passivement. Plusieurs désirent voir de grandes choses, mais serait-ce possible sans revenir aux fondements?

Rends-toi maître de nos âmes

Couplet 1
Rends-toi maître de nos âmes,
Esprit-saint, Esprit d’amour !
Et de tes divines flammes
Embrase-nous en ce jour.
Refrain
Oh ! viens, Esprit de Dieu !
Fais-nous sentir ta présence,
Revêts-nous de ta puissance
Et baptise-nous de feu !
Esprit de Dieu ! baptise-nous de feu !
Couplet 2
Saint-Esprit de la promesse,
Qui nous scellas de ton sceau,
Dévoile-nous la richesse
De l’héritage d’en-haut.
Couplet 3
Forme-nous pour le service
De notre divin Sauveur ;
A ses pieds, en sacrifice,
Nous apportons notre cœur.
Couplet 4
Esprit de vie et de gloire,
Conduis-nous de jour en jour,
Et de victoire en victoire,
Jusqu’au céleste séjour.

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Des doctrines de démons …

Souvent en creusant un texte connu, je vais de surprises en découvertes et vers des questions ouvertes.

Je vous partage un de ces textes, avec les réflexions et les questions qu’il éveille en moi.

«L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux enseignants marqués au fer rouge dans leur propre conscience. Ils prescrivent de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont croyants et qui connaissent la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.» 1 Timothée 4:1-5.

Première surprise, les doctrines de démons ne concernent pas des sujets théologiques comme la Trinité ou la divinité du Christ, mais l’abstinence du mariage ou de certains aliments.

La foi selon Paul s’exprime donc, non par des théories, mais par une vie qui reconnaît que la Création de Dieu est bonne dans toutes ses dimensions. La vie chrétienne n’est pas une suite d’ascèses, mais une jouissance des bienfaits de Dieu, comme le couple, la sexualité, la famille, la nourriture. Nous sommes très proches ici de l’Écclésiaste, et très loin d’une forme de gnosticisme qui laisserait entendre que le monde physique est mauvais et qu’il faut s’en détacher.

Maintenant la question, que signifie exactement: «tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière»? L’expression «par la parole de Dieu» traduit δια λογου θεου qui ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament, à l’exception de 1 Pierre 1:23 qui dit: δια λογου ζωντος θεου: par la parole vivante de Dieu. Manifestement, il ne s’agit pas d’une référence à l’Écriture, car cette expression n’est jamais utilisée dans ce sens dans le Nouveau Testament. Il s’agit ici d’un agent qui contribue à la sanctification de toutes choses. Le deuxième agent sanctifiant m’interroge plus, car si la grande majorité des traductions disent par la prière, le mot grec utilisé ἔντευξις, n’apparaît qu’une seule autre fois dans le Nouveau Testament, dans cette même épître: J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des demandes, des prières, des supplications (ou des intercessions), des actions de grâces, pour tous les hommes (1 Tim 2:1). Il dérive d’un verbe traduit habituellement dans les Écritures par intercéder. Manifestement, la majorité des traducteurs ont été gênés par ce sens habituel d’intercession et ils ont choisi d’interpréter par prière. Mais il y a un autre problème: ἔντευξις n’a pas comme sens premier l’intercession, mais la rencontre, la relation, et même la relation sexuelle! Il en est de même pour le verbe apparenté. Intercession et intercéder sont des vocables uniquement religieux, donnés à des mots ayant une signification bien plus large et différente.
Que devons-nous en conclure?

Je pense que nous sommes au bénéfice premièrement de la bonne Création de Dieu et de l’autre, du rachat, de la rédemption de tout ce qui a été souillé par le péché. C’est Jésus-Christ qui est la Parole de Dieu qui a tout purifié et c’est par sa vie, sa mort et sa résurrection (son intercession) que tout est sanctifié.
Pour Paul, la sanctification est avant tout l’œuvre du Saint-Esprit qui nous applique et qui applique au monde au travers de nous cette sanctification.
Il ne s’agit donc pas d’œuvres que nous avons à faire, mais d’une œuvre dont nous bénéficions.

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La trouille!

Je suis en train de lire Spirit Wars de Kris Vallotton. Je ne sais pourquoi, mais cela fait déjà plusieurs mois que j’avais chargé un extrait de ce livre sur mon Kindle, mais que je ne l’avais pas consulté. En tout cas, je trouve qu’il parle sur plusieurs points à mon vécu actuel.
Aujourd’hui, j’y ai découvert une gemme que je n’ai de cesse de vous partager.

Trop souvent, pris dans nos traditions évangéliques certains passages nous restent cachés, parce que simplement nous ne les voyons pas.

Timothée a été un homme clé dans la première église, mais il avait un problème d’insécurité, comme le souligne ce texte: «Si Timothée arrive, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur.» 1 Corinthiens 16:10.
Paul a dû prévenir les Corinthiens d’être rassurants avec Timothée et de ne pas le stresser exagérément.
Le problème de Timothée est également exprimé ici: «C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.» 2 Timothée 1:6-7.
L’esprit de crainte ne vient pas de Dieu!
Selon Kris Vallotton, il est bien possible que le conseil de Paul: «Ne continue pas à ne boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions.» 1 Timothée 5:2, soit également lié à ce problème. Un peu de vin aidait Timothée à se détendre.
C’est très encourageant de découvrir qu’un problème comme la crainte n’est pas rédhibitoire pour un service important.
Timothée pouvait également s’appuyer sur les prophéties reçues pour s’affermir et s’affirmer: «Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.» 1 Timothée 1:18-19.

J’apprécie beaucoup Bethel Redding et ses ministères pour la capacité qu’ils ont de ramener à la surface des vérités bibliques enfouies sous des traditions de lecture. J’encourage chacun à lire leurs livres, si possible en anglais.

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Pré-destinés ?

Je viens de lire ce texte :
Rom 8:28-30 : Nous savons, du reste, que tout coopère pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son projet. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit le premier-né d’une multitude de frères. Et ceux qu’il a destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Et comme souvent quand je lis les Écritures, je me suis attristé de constater combien les doctrines qui traînent dans les églises nous masquent le sens des textes bibliques.
Ce verset est utilisé pour défendre la doctrine de la prédestination au salut, alors qu’il ne parle pas du tout de cela, mais d’un enchaînement bien plus merveilleux. Dieu nous destine, nous qui l’aimons, à devenir conformes à l’image, au modèle, de son Fils. Dieu veut que nous devenions semblables à Jésus-Christ, pour qu’il soit le frère aîné d’une famille immense. Nous cherchons juste à être sauvés pour aller au ciel, alors que le projet de Dieu va infiniment plus loin. Dieu veut que nous ayons avec lui la même relation qu’il a avec son Fils premier-né.
Et il a tout fait pour cela, car il nous a d’abord appelés, puis il nous a justifiés, c’est-à-dire qu’il a fait de nous des justes. Et finalement, il nous a glorifiés. Paul écrit tout cela au passé, car ce sont des choses déjà accomplies par Dieu. Le croyons-nous vraiment ?
Je suis fatigué par une manie qui se développe actuellement chez les évangéliques. On a de plus en plus l’impression dans les prédications que Jésus nous a juste sauvés, mais que pour le reste c’est à nous de nous démerder, c’est à nous de travailler à notre salut à la force du poignet. Nous devons faire plus, pour acquérir les grâces divines, mais nous n’en faisons jamais assez, nous n’obtenons pas ce après quoi nous soupirons. Alors que l’Écriture dit tout autre chose. Elle dit, dans ce texte de Romains et dans beaucoup d’autres endroits, que le salut que Jésus nous a acquis est un salut parfait et complet, un salut qui a la puissance de nous transformer bien plus profondément que ce que nous pouvons imaginer.

Voulons-nous continuer à nous contenter de croire à un salut étriqué, ou voulons-nous recevoir tout ce que Dieu nous a donné en Jésus-Christ ? Nous recevons le salut par la foi. Si nous croyons à un salut étriqué, nous recevrons un salut étriqué, si nous croyons à la plénitude de l’œuvre accomplie par Jésus-Christ, nous recevrons un salut plein et débordant, un salut qui dépassera nos plus folles imaginations.
Prédestinés à devenir semblables à notre modèle, Jésus-Christ. Quoi de plus glorieux ? Et ce n’est pas pour le futur seulement, c’est quelque chose qui commence aujourd’hui et maintenant. Ce sera pleinement réalisé à la résurrection, mais nous pouvons et nous devons déjà le vivre ici, nous pouvons et nous devons déjà rayonner de la gloire du Fils de Dieu.

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« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem

Un blog que je viens de découvrir et que je vous encourage à suivre:

« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem.

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Donner sa vie à Dieu, vraiment?

Dimanche passé, lors de la louange du culte, nous avons chanté (pas moi !) Je te donne tout, de Luc Dumont, et je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’inversé dans ce chant.
Le refrain dit :

  • « Prends mon âme
  • Prends mon cœur
  • Je te donne tout
  • Prends ma vie
  • Me voici
  • Je te donne tout
  • Mon cœur est à Toi
  • Tout à Toi. »

Celui qui a tout donné c’est Jésus et nous n’avons pas à refaire son sacrifice, il me semble.
J’ai voulu regarder ce que le Nouveau Testament dit au sujet de donner sa vie à Dieu ou au Christ. J’ai donc fait une recherche sur les versets contenant le verbe donner et le mot vie. Parmi tous ceux qui sont significatifs, la grande majorité parle de Jésus qui a donné sa vie. Les seules exceptions sont les suivantes. Pierre qui dit qu’il donnerait sa vie pour Jésus, et ceci juste avant de le renier ; un texte qui dit que l’amour c’est de donner sa vie pour ses amis ; et un qui dit que comme Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons donner la nôtre pour nos frères.
Quand nous donnons notre vie à Dieu ne sommes-nous pas dans la présomption et de celle qui précède la chute ? Nous avons à recevoir de Dieu et à le donner aux frères et au monde. Quand « JE » donne sa vie, est-ce que « JE » ne se met pas au centre ?

Donner sa vie à Dieu est encore un de ces clichés évangéliques sans fondement biblique. À mon avis, ces clichés nous empêchent de recevoir la plénitude du don de Dieu.

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