Archive for category Foi

Révélation du mystère de Dieu 1

J’ai le vertige chaque fois que je lis l’Épître aux Éphésiens. Il y a tellement d’horizons nouveaux qui s’ouvrent aux regards que c’en est presque effrayant.

Je vous propose de m’accompagner dans la méditation de cette épître si particulière.

L’Épître dite « aux Éphésiens » a sans doute été envoyée à plusieurs communautés, car la mention du destinataire manque dans une partie des plus anciens manuscrits et parce que les salutations finales y sont des plus réduites.

Le thème principal de cette épître est le mystère des desseins divins, cités pour la première fois au neuvième verset du premier chapitre : « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il avait formé d’avance en lui-même, » et finalement en Éphésiens 6:19 dans la conclusion précédant la salutation et la bénédiction finales : « Priez pour moi, afin que Dieu me donne ses paroles quand j’ouvre la bouche, pour faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile. »

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! » Ephésiens 1:3, LSg.

« En lui, Dieu nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables, devant Lui, dans l’amour ». Éphésiens 1:4. Déjà, nous trouvons un condensé de vérités glorieuses. Le choix de Dieu est en Jésus-Christ, ou même le choix de Dieu est Jésus-Christ. Si nous sommes en Christ, nous sommes son choix. Il n’y a pas de choix ailleurs qu’en Jésus-Christ. Ce choix en Christ remonte dès avant la fondation du monde, bien avant l’apparition du péché. Dieu en créant l’homme avait un dessein de bénédiction et d’amour parfaits.

« Il nous ayant prédestinés à être ses fils et ses filles adoptifs par Jésus-Christ, selon sa volonté bienveillante, pour la louange de la gloire de sa grâce dont il nous a comblés en son bien-aimé. » Ephésiens 1:5, 6. En créant l’homme, Dieu avait le dessein d’étendre sa famille, de nous rendre participants à sa nature divine comme il est écrit en 2 Pierre 1:4. Et de nous entraîner dans la louange cosmique de sa grandeur et de sa grâce infinie.

Dans l’attente de la suite, recevez la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! (verset 2)

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J’ai mal à l’Église. Et vous?

Depuis des années, je vis une relation difficile avec les églises, ne m’y sentant bien ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Je sais que j’ai besoin des frères et des sœurs pour vivre ma foi et en même temps les églises répondent si mal et si peu à ce besoin. J’ai décidé de ne plus y chercher ce qu’elles ne peuvent offrir, afin de ne pas être déçu. Ce qui ne veut pas dire que je vais cesser de les fréquenter.

Est-ce que ce que nous appelons aujourd’hui église correspond vraiment à ce que la Bible appelle ainsi ? Y découvrons-nous la moindre trace de la forme de nos réunions actuelles ? Il ne me semble pas que Jésus et ses disciples avaient des formes cultuelles particulières en dehors de celle de leur peuple d’Israël. Ils ne devaient sans doute pas faire de « prières libres », puisque les disciples ont dû demander à Jésus de leur montrer comment prier.

Il semble qu’une bonne partie de la vie des communautés se passait dans les maisons et qu’elle était centrée sur la fraction du pain, c’est-à-dire sur des repas, des agapes fraternelles.

Il ne semble pas non plus qu’il y avait une forme unique dans la vie des premières communautés chrétiennes, entre, par exemple, celles de Jérusalem qui continuaient à fréquenter le Temple et à y prier et celles de Rome.

Je sais que plusieurs d’entre mes amis partagent mes difficultés et mes questions et ceci pour des raisons diverses. Je ne désire pas creuser trop dans ma réflexion personnelle, car cela risquerait de fermer plus de portes que d’en ouvrir. Je vous propose plutôt de partager librement vos attentes et vos idées et de découvrir si nous arrivons à des formes alternatives viables et plus conformes aux Écritures et à l’interrogation que le Saint-Esprit met en nous. Je prie ceux qui sont satisfaits du statu quo de ne pas intervenir, car le but n’est pas un débat, mais un partage et une exploration. Si certains vivent déjà des formes nouvelles et s’y épanouissent, merci de nous le partager.

Votre frère Désiré

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La parole de l’Eternel était rare à cette époque, les visions n’étaient pas fréquentes (1 Sam 3:1)

Cela fait déjà longtemps que je me débats avec le concept de la Bible comme parole objective de Dieu, premièrement parce que la Bible ne parle jamais d’elle-même sous cette expression. Quand un auteur sacré parle de la Bible, il emploie le terme « Écriture(s) ».
Alors pendant longtemps, j’ai dit que Parole de Dieu avait différents sens suivant le contexte. Il s’agissait soit de paroles que Dieu avait adressées directement à un prophète ou au travers d’un prophète soit de Jésus-Christ lui-même comme expression de Dieu, ou dans les Actes en particulier, de l’annonce de Jésus-Christ de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

Mais en pensant et réfléchissant à ce verset de 1 Samuel, j’ai mieux compris. Dans ce texte, « parole de l’Éternel » est mis en parallèle avec « visions ». Ce texte implique non pas que la partie de la Bible existante était rare à l’époque, mais que Dieu était silencieux et semblait éloigné de son peuple. Dans les Écritures, l’expression « parole de Dieu » et ses variantes veut simplement dire révélation de Dieu. Il me semble que l’on peut toujours remplacer « parole de Dieu » dans ses diverses utilisations par « révélation de Dieu ». C’est tout aussi juste pour les prophètes à qui la révélation de Dieu est adressée, pour la Loi qui est une révélation de la volonté de Dieu à son peuple et pour Jésus-Christ qui est la parfaite et finale révélation de Dieu. C’est aussi vrai pour les dons de l’esprit qui sont des révélations de Dieu dans des circonstances particulières. À cette lumière, on peut également dire que la Bible est parole de Dieu quand elle nous révèle Dieu ou dans son ensemble comme révélation, mais certainement pas quand un verset ou un ensemble de versets est utilisé pour défendre un point de vue.

Qu’est-ce que cela implique? En faisant de la Bible la Parole de Dieu par excellence, nous avons de fait érigé un nouvel intermédiaire entre Dieu et les hommes et ceci contre le texte des Écritures. Nous critiquons le catholicisme pour sa médiation entre Dieu est les croyants par l’intermédiaire du magistère, mais nous avons simplement remplacé le magistère par une autre médiation, celle de la lettre.

Le désir et la volonté de Dieu pour chacun de nous, est d’avoir une relation directe, sans médiation autre que celle de son Fils. Nous avons troqué une grande partie cette relation directe et intime contre ce qui est trop souvent devenu une philosophie ou une théologie. Dieu veut être vivant et présent et agissant au milieu de son peuple et au travers de son peuple pour toucher le monde.
Comme le peuple d’Israël était effrayé par la présence manifeste de Dieu, Moïse a dû couvrir son visage d’un voile. Nous, de même, par crainte d’une relation directe nous utilisons le voile de la Bible, alors que nous avons besoin d’un dévoilement (d’une révélation) pour pouvoir voir et comprendre et rayonner de la gloire de Dieu.
Si nous désirons voir la gloire de Dieu dans nos vies et au travers de nos vies pour le monde, nous devons redonner à la Bible sa vraie place, non pas celle d’intermédaire mais celle de témoignage  de ce à quoi Dieu nous appelle à vivre.

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10 choses que le Saint-Esprit ne fait pas (traduction)

Not what Jesus meant when He said He is sending you a Helper...

Ce que Jésus n’a pas voulu dire au sujet de l’Aide qu’il nous a envoyé…

Nous entendons souvent parler du « cahier des charges » du Saint-Esprit lors de sermons spéciaux sur la puissance. Le Saint-Esprit n’a pas de « cahier des charges » dans ses relations avec vous. Ce n’est pas un ouvrier qui fait ses 40 heures par semaine pour la divinité, et des heures supplémentaires le dimanche. Il est l’Esprit du Père et également celui du Christ. Il n’accomplit pas son boulot en vous et au travers de vous, mais il est simplement lui-même et il se révèle à vous et à ceux qui vous entourent.

Cela dit, voici une liste de 10 choses qu’il ne fait certainement pas. Si vous en avez d’autres, ajoutez-les aux commentaires ci-dessous.

1. Vous convaincre de votre péché.

Jean 16:8-9 dit qu’il convainc le monde de péché et que ce péché est spécifiquement l’incrédulité. Comme vous croyez en Jésus, vous n’avez pas besoin d’être convaincu d’incroyance. Vous n’êtes pas non plus du monde (Jean 15:19), mais vous êtes nés de Dieu et par conséquent vainqueurs du monde (1 Jean 5:4).

2. Tenir un registre de vos fautes.

Dieu a juré par lui-même de ne jamais plus se souvenir de vos péchés. Cela signifie qu’Il ne les enregistre pas pour sur un DVD Blue Ray pour les regarder avec votre grand-mère quand vous aurez passé les portes du paradis.

3. Prendre des décisions à votre place.

Vous pouvez certainement lui demander son avis, et je suis 100 % sûr que cet avis sera bon. Avec qui me marierais-je ? Quel travail devrais-je faire ? Où devrais-je habiter ? Il se soucie vraiment de ces choses, mais il ne va pas faire les choix pour vous. Vos décisions sont vos décisions. Demandez-lui et faites-lui confiance.

4. Venir et repartir.

Il est toujours avec vous (Mat 28:20). Dieu a également dit que jamais il ne nous laisserait ni ne nous oublierait (Héb 13:5). Vous êtes entré en relation avec une personne. Vous avez tous reçu de sa plénitude (Jean 1:16), et il habite pleinement en vous (Rom 8:11), parce qu’en Christ habite la plénitude de la divinité (Col 2:9).

5. Augmenter votre onction.

Vous avez reçu la parfaite onction de Christ (1 Jean 2:27). Qu’est-ce que vous aimeriez voir augmenté ? Est-ce que l’onction de Christ serait déficiente ?

6. Jeter votre main sur une personne malade.

Prier pour les malades est notre privilège. C’est ainsi que Dieu aime. Le Saint-Esprit désire aimer toutes les personnes avec lesquelles vous entrez en contact, mais c’est vous qui contrôlez qui vous aimez et à quel degré. Il peut vous parler du besoin d’une personne (1 Cor 12:8-10), mais le choix d’aimer et de partager est toujours à vous.

7. Vous dire comment payer votre dîme.

Le Saint-Esprit ne s’intéresse pas à votre dîme, en fait, il s’intéresse à vous délivrer de la Loi. Vous devez décider dans votre propre cœur combien vous voulez donner sans que ce soit à contrecœur (2 Cor 9:7). Si vous le lui demandez, ne soyez pas étonnés si vous entendez toujours : « Tout. » (Actes 2:45)

8. Écrire les 10 Commandements dans votre cœur.

Son ministère est celui de la vie et non de la mort (2 Cor 3:6-9). S’il écrivait les 10 Commandements dans votre cœur, il pourrait tout aussi bien signer votre certificat de décès.

9. Vous révéler le fruit que vous ne portez pas.

C’est lui qui fait fructifier. C’est son fruit et non pas le vôtre (Gal 5:22-23). Il peut le faire croître bien mieux que vous, et il désire le faire croître au travers de vous et en vous pendant que vous vous reposez sur l’œuvre parfaitement accomplie du Christ.

10.  Vous enseigner au travers de la souffrance et de la maladie.

Il nous enseigne à refuser l’impiété (Tite 2:11-12) et il nous corrige par sa parole (2 Tim 3:16) et par son onction (1 Jean 2:27). Il ne nous enseigne pas par la maladie. Si vous pensez vraiment qu’il vous enseigne par la maladie, est-ce qu’aller chez le médecin ne fait pas manquer les cours ?

Prochainement, je vais vous donner un aperçu de ce qu’il a réellement envie de faire.

 

Grâce et Paix !

Cornel

 

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Le réveil, à attendre ou à vivre? (traduction)

Texte repris de FaceBook

If you want to have the entire charismatic church world to accept just about everything you say, all you have to do is talk about a « coming » revival or what God is « about to do ».If, on the other hand, you want to point back to Jesus and what God has already done through Him, prepare instead to be scrutinized, ostraci

zed, and falsely accused.Religion loves to talk about what God is « about to do ».

Scripture talks a whole lot more about what God has already done through His Son.

He is seated.

He isn’t « about to move ».

He ‘moved’ 2,000 years ago.

It’s your turn.

Si vous désirez que l’ensemble du milieu charismatique accepte ce que vous dites, contentez vous de parler du « réveil qui vient » ou de ce que Dieu est « sur le point de faire ».

D’un autre côté si vous désirez vous recentrer vers Jésus et sur ce que Dieu a déjà réalisé au travers de Lui, préparez vous plutôt à être examiné de près, à être mis de côté et à être faussement accusé.

La religion aime parler de ce que Dieu est « sur le point de faire ».

L’Écriture parle beaucoup plus de ce que Dieu a déjà accompli au travers de Son Fils.Il est assis.

Il n’est pas « sur le point de se mettre en action ».

Il s’est « mis en action » il y a 2000 ans.

Maintenant c’est à votre tour.

Qu’en pensez-vous?

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Une prière orthodoxe (traduction libre)

Je m’attends à toi

Seigneur, je ne sais que te demander.

Toi seul connais mes vrais besoins.

Tu m’aimes plus que ce que je comprends de l’amour.

Aide-moi à voir mes besoins réels qui me sont cachés.

Je ne sais si je devrais demander une croix ou une consolation.

Je peux seulement m’attendre à toi ; mon cœur t’est ouvert.

Visite-moi et aide-moi dans ton amour inébranlable.

Frappe-moi et guéris-moi ; abaisse-moi et relève-moi.

J’adore en silence ta sainte volonté.

Je m’offre à toi comme un sacrifice vivant.

J’ai placé toute ma confiance en toi.

Je n’ai aucun autre désir que d’accomplir ta volonté.

Enseigne-moi à prier.

Prie toi-même en moi.Amen.

Métropolite Philarète de Moscou

Cette prière rejoint passablement mes prières actuelles.

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Réponses à des questions que beaucoup se posent.

Je vous partage ci-dessous une réponse assez détaillée à une interrogation dans un forum auquel je participe:

Salut …, tu demandes:

Quel est le sens de la vie ? Pourquoi Dieu a créé la vie ? La création n’a fait que permettre à des millions de personnes d’aller mourir en enfer. Si Dieu connaissait tout à l’avance, s’il savait que les hommes se rebelleraient contre lui et que des millions (milliards ?) iraient brûler en enfer, pourquoi les a-t-il créés malgré tout ? Souhaitait-il avoir pour lui des gens qui l’adoreraient pour son bon plaisir, qui lui voueraient un culte de la personnalité, même au prix de millions de vies qui souffriraient pour l’éternité ? J’ai du mal à voir l’amour de Dieu là dedans… Certes il a prévu un plan de « secours » des hommes avec la venue de Jésus. Mais si ça en a sauvé certains, il savait très bien qu’une immense quantité de personnes n’en profiteraient pas. Et pour ces personnes là, ce plan de secours ne sert à rien : elles finiront en enfer. Je n’arrive pas à voir l’amour de Dieu ici…

Je vais prendre un exemple. Personnellement, si j’avais le pouvoir de connaître l’avenir, et que je savais que mon futur enfant deviendrait, quoi que je fasse, un criminel notoire qui finira ses jours en prison et qui souffrira toute sa vie, je n’en ferais tout simplement pas ! Pourquoi créer la vie, si c’est pour que ça soit une vie de souffrance ?

Si Dieu est amour, alors il n’aurait pas créé les hommes en sachant pertinemment que la plupart iraient souffrir en enfer…

Je vais te donner les réponses actuelles à mes questions.

Je pense que nous sommes tous différents et que ce qui satisfait l’un peut laisser l’autre indifférent ou même le choquer. Nous sommes des êtres finis et nous ne pouvons donc que très imparfaitement comprendre l’infinité de Dieu.

Peut-être que certaines de mes déclarations sembleront contradictoires, et sans doute elles le sont. Mais…, la pensée hébraïque et donc la pensée biblique, est dialectique, c’est-à-dire qu’il y a toujours une thèse et une antithèse, mais au contraire de la pensée grecque, il n’y a pas de synthèse. La pensée grecque qui est à la base de la théologie européenne fige tout par thèse antithèse et synthèse. Par contre, la pensée hébraïque ne connaît pas la synthèse ; toute antithèse appelle une autre antithèse, cela conduit à un déséquilibre permanent que j’assimile à la marche en bipédie. Il y a un chapitre du Premier Testament, où il est écrit que Dieu n’est pas un homme pour se repentir et quelques versets plus loin, Dieu dit qu’il se repent. Cela pourrait ressembler à une contradiction, mais cela n’en est pas une au point de vue biblique et hébraïque. Ce sont deux réalités antithétiques qui sont comme deux lignes parallèles, elles ne se rejoignent que dans l’infini de Dieu, comme nous sommes finis, nous ne pouvons voir leur point de rencontre et la vérité unique qu’elles représentent. Cette apparence de dualité irrésolvable se trouve aussi dans le monde physique au niveau quantique, elle fait donc partie de l’essence de notre univers.

Il y a en parallèle quelque chose de très riche dans la pensée hébraïque et qui est très différent de notre pensée occidentale. Chez nous en héritage à la pensée grecque on cherche à apporter les bonnes réponses, on met l’accent sur le savoir ; au contraire, dans les écoles rabbiniques, on apprend à poser les bonnes questions, on met l’accent sur la réflexion et sur la sagesse.

Alors pour tenter de répondre à tes questions :

1° Pourquoi Dieu a créé la vie ?

Je crois que Dieu a créé l’homme dans le but d’étendre sa famille, dans le but de partager sa divinité, ou plutôt de nous intégrer dans sa divinité. Il nous a créés à son image, à sa ressemblance, parce que son but était que nous devenions participants de sa nature (2 Pi 1 :4), non en conquérant notre autonomie à l’instar d’Adam et Ève, mais par la communion avec lui. Pour que nous puissions devenir pleinement participants à sa nature, il faut que nous le choisissions librement et de tout notre cœur. Mais si nous sommes libres (à l’image de Dieu), nos choix ne peuvent être connus à l’avance. Donc Dieu ne pouvait pas savoir (même s’il pouvait s’en douter), que son dessein déraperait pareillement, et ceci dès la première génération. Néanmoins, il avait déjà prévu un plan de secours pour ceux qui s’égareraient.

2° Si Dieu connaissait tout à l’avance, s’il savait que les hommes se rebelleraient contre lui et que des millions (milliards ?) iraient brûler en enfer, pourquoi les a-t-il créés malgré tout ?

La notion de l’enfer que tu présentes, ne vient pas directement des Écritures, mais elle vient du catholicisme romain, et aussi et principalement, de la Divine Comédie de Dante. Les Orthodoxes comprennent cela différemment et ma compréhension actuelle est proche de la leur. Premièrement, je ne crois pas qu’il y aura deux lieux après la résurrection générale (en passant, notre conception habituelle d’aller au ciel après la mort provient plus du paganisme grec que des Écritures, celles-ci parlant de mort suivie dans un futur plus ou moins proche d’une résurrection générale), mais un seul lieu, où la terre (le monde physique) et les cieux (le monde spirituel) seront à nouveau pleinement réunis. À la résurrection, le jugement sera la présence sans limites de Dieu. Ceux qui auront appris à le connaître et à marcher avec lui sur cette terre, se réjouiront de le voir enfin face à face (même si leurs œuvres seront jugées par le feu), pour les autres l’intensité de sa présence consumera tout ce qu’il y a de corrompu et d’impur en eux. Certains seront purifiés par ce feu, car aucune de leurs bonnes œuvres ne sera perdue, mais il y en a d’autres, je le crains, qui seront tellement corrompus qu’ils seront consumés jusqu’à la moelle. Je pense que le nombre de ces derniers sera assez restreint.

J’aimerais ajouter une réflexion récente : j’avais des difficultés avec la notion de Dieu en colère, mais je suis tombé sur des versets qui en parlaient assez clairement (entre autres dans l’Apocalypse) et j’ai demandé à Dieu une explication. Le même jour, j’ai reçu une demande de pétition internet en faveur d’un sanctuaire pour animaux sauvages et l’auteur de la pétition parlait de sa colère contre la destruction de l’habitat d’espèces menacées. J’ai reconnu alors qu’il y a beaucoup de choses qui me mettent en colère, comme la destruction de la création, l’essai d’armes chimiques sur des civils, ou l’essai de médicaments sur des populations pauvres, l’exploitation sexuelle des enfants et des femmes, etc. Moi, je suis limité et j’oublie vite, mais Dieu est pleinement et constamment conscient de toutes ces horreurs (et de bien d’autres) et il a vraiment de quoi être en colère.

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Le « Ciel », selon N.T. Wright

Je vous partage, en traduction, un passage du livre « Simply Jesus » de N.T. Wright que j’ai trouvé particulièrement frappant.

Aujourd’hui, dans le monde occidental, la plupart des gens imaginent que par définition, le « ciel » ne peut pas contenir un corps physique matériel comme nous le comprenons. Ceci parce que nous sommes profondément des platoniciens, qui supposent que s’il y avait un « ciel », il devrait être éthéré, hors d’atteinte de l’espace, du temps et de la matière. Mais supposons que Platon avait tort.

Supposons, en d’autres termes, que les anciennes écritures israélites étaient dans le vrai, et que le ciel et la terre n’étaient, après tout, que les deux moitiés jumelles de la réalité telle que Dieu l’a créée, destinées finalement à se réunir. Supposons que ce qui les a maintenues séparées pendant tout ce temps provient de la rébellion des créatures humaines qui avaient reçu la responsabilité de la partie « terrestre ». Et, que leur rébellion avait généré une poussée d’énergie suffisante pour que la « terre » déclare, à ce qu’il semble, l’indépendance, avec le désir de se diriger par elle-même. Et supposez que cette autonomie soit devenue extrêmement puissante, maintenant les deux sphères séparées et tyrannisant la « terre » avec l’arme habituelle des tyrans, c’est-à-dire par la mort.

Supposons, ensuite, que le Dieu créateur soit finalement venu en personne pour détruire l’arme du tyran et pour inaugurer le monde nouveau dans lequel le dessein originel de la création est enfin rempli. C’est, semble-t-il, ce que les premiers chrétiens croyaient qu’il se passait quand ils rencontraient Jésus, à nouveau bien vivant et qui apparaissait être chez lui aussi bien au « ciel » où ils ne pouvaient le voir, que sur « terre », où ils le voyaient. […] Ce dont les récits de résurrection témoignent – et qui est manifestement différent d’autres récits précédents ou suivants et qui par conséquent invitent au scepticisme qu’ils ont reçu autant dans le monde antique qu’actuel – est la naissance d’une nouvelle création. Le pouvoir qui a tyrannisé l’ancienne création a été brisé, défait, renversé. Le Royaume de Dieu est maintenant initié, et initié avec puissance et gloire, sur la terre, comme au ciel.

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Le fin lin des œuvres justes des saints

Ces jours je lis l’Apocalypse et je suis tombé sur ces versets :

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints. » Apocalypse 19:7, 8, LSg.

L’habit de noce de l’épouse de l’agneau est en lin fin blanc et éclatant, et ce lin qui la revêt ce sont les actions justes des saints, ce n’est pas la grâce du Christ, mais nos actes de justice. Notre foi ne doit donc pas rester stérile, mais se transformer en actes qui seront notre parure collective. L’opulence de la robe de mariée dépend de nous, de notre mise en pratique des desseins de Dieu pour la terre.

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Méditation sur un texte du jour

Ce matin au culte, l’un des textes proposés par la liturgie était :

« Moïse dit à l’Éternel : Voici, tu me dis : Fais monter ce peuple ! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies ; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple. L’Éternel répondit : Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. Moïse lui dit : Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici. Comment sera-t-il donc certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? L’Éternel dit à Moïse : Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom. » Exode 33:12-17, LSg.

Cela a fait résonner deux choses en moi :

1° La différence entre la Première et la Nouvelle Alliance est assez ténue, ce n’est qu’une question de degrés ou de profondeur. Dans les deux cas, il y a fondation d’un peuple de Dieu. Il n’y a donc pas opposition, mais continuité. En spiritualisant trop l’Évangile, on désincarne cette réalité terrestre de peuple. Le dessein de Dieu est d’avoir un peuple qui lui appartienne et qui avance avec Lui.

2° Est-ce que nous nous attendons à ce que Dieu marche ainsi de manière sensible avec nos communautés et le vivons-nous ainsi ? Est-ce que Dieu est vraiment celui qui guide nos pas et qui nous rend ainsi reconnaissables par tous comme étant Son peuple ? Si Dieu ne marche pas de manière tangible avec nous comment être certains que nous avons trouvé grâce à ses yeux ?

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