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14 manières fréquentes de tordre l’Évangile (Howard Snyder)

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HOWARD SNYDER

14 manières fréquentes de tordre l’Évangile

Posté le 3 janvier 2014 par Howard Snyder

1. Interpréter l’Évangile principalement par l’épître aux Romains.

Les écrivains bibliques, y compris Paul, nous disent d’étudier l’ensemble des Écritures et de les interpréter à travers de cette globalité. Mais la tendance persistante à voir l’épître aux Romains comme la clé de toute l’Écriture persiste. Et l’Église et le monde en souffrent. (Voir mon article sur Seedbed, « Misplacing Romans » {Mal situer l’épître aux Romains}.)

2. Se concentrer uniquement sur « le salut personnel. »

La Bible n’enseigne pas le « salut personnel » de la façon individualiste et privée que cette expression en est venue à signifier. Au contraire, elle enseigne de multiples façons et au travers de nombreuses métaphores la réconciliation de toutes choses (par exemple, Éphésiens 1, en particulier le verset 10 : « … réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la Terre. » 1:10, LSg, et Colossiens 1, en particulier le verset 20 : il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.) – néanmoins pas sans jugement.

3. Faire du Ciel le but.

La Bible et les credo des premiers chrétiens ne disent rien sur « aller au Ciel ». Pourtant, cette phrase est devenue pratiquement synonyme de salut dans bien des esprits. La Bible se concentre sur l’accomplissement de la volonté de Dieu sur la Terre comme au Ciel, et de la rédemption ultime de toute la création, pas une scission cosmique éternelle entre la Terre et le Ciel.

4. La division entre clergé et laïcs.

C’est l’un des premiers signes du « mystère de l’iniquité » dans l’Église. Une fois que Satan nous a convaincus que seulement quelques-uns (et principalement des hommes d’un certain type) sont appelés dans « le ministère, » il a réduit l’efficacité de l’Église de nonante pour cent. La division entre clergé et laïcs est donc plus débilitante que tout autre préjudice dans l’Église. Elle porte atteinte à la doctrine biblique du sacerdoce des croyants, celle des dons de l’Esprit, et celle de l’appel universel à la diaconie (ministère, service).

5. Penser que l’économie et la politique ne sont pas directement des préoccupations liées à l’Évangile.

Cloisonner l’Évangile de l’économie et de la politique, en les situant en dehors de notre vie de disciple, est un dualisme non biblique. L’Évangile est une réalité économique et politique, alors par définition l’Église est autant économique que politique. Mais, l’économie et la politique doivent être interprétées à la lumière de l’Évangile, et non l’inverse. Le Royaume de Dieu en est le cadre général.

6. Rendre la communauté secondaire.

Les auteurs du Nouveau Testament se concentrent beaucoup plus sur la communauté, sur le corps du Christ, sur le fait que nous sommes membres du Jésus-Christ et par conséquent les uns des autres, que sur n’importe quel autre sujet. Moins la communauté est authentique au sens biblique de partage mutuel, de koinonia, plus les différences doctrinales viennent au centre et plus l’Église se concentre sur toute autre chose que la communauté. C’est pourquoi je traite tellement de ce sujet dans mon livre Community of the King (la communauté du roi) et dans d’autres.

7. Négliger l’Ancien Testament.

Ici, les deux erreurs les plus courantes sont : négliger l’holisme des desseins salvifiques de Dieu tels que révélés dans l’Ancien Testament, et accepter le mythe que toutes les vérités importantes de l’Ancien Testament deviennent « spiritualisées » dans le Nouveau. Ainsi, « terre promise », par exemple, vient à signifier « ciel » ou, une certaine expérience spirituelle intérieure. Quand cela se produit, les prédicateurs creusent l’Ancien Testament à la recherche de pépites « spirituelles » qui ont souvent peu à voir avec le contexte biblique historique et avec le sens.

8. Limiter la justice à la droiture personnelle.

Dans l’Ancien Testament, les Psaumes, les Prophètes, la Loi, la Sagesse, couplent constamment la justice et le droit as comme les deux faces de la même réalité globale. Notez, par exemple, le nombre de fois que la justice et le droit sont couplés et utilisés de manière presque interchangeable dans la poésie hébraïque.

Pourtant, l’Église les sépare souvent de différentes manières ; par exemple le droit parle de moralité personnelle et la justice de quelque chose dont Dieu prend soin lui-même grâce à l’expiation et/ou à une condamnation définitive. C’est carrément non biblique.

9. Négliger l’intercession.

Plus je lis sur la prière dans la Bible, sur Moïse, David, Les Prophètes, Job, sur la vie et l’exemple de Jésus, les Épîtres, plus je suis convaincu que l’Église en général et moi-même, nous avons négligé le ministère essentiel de l’intercession. Au travers du mystère de la prière et de l’Esprit de Dieu, l’intercession persévérante du peuple de Dieu peut (et souvent le fait) changer le cours de l’histoire et celui des relations entre les nations et entre les peuples et entre les religions, tout aussi bien que rejoindre nos besoins plus immédiats et personnels.

La prière d’intercession est un des principaux moyens de chercher d’abord le royaume de Dieu.

10. Des « croyants » à la place de disciples.

Jésus appelle et forme des disciples afin que le corps du Christ devienne une communauté de disciples du Royaume de Dieu. Le Nouveau Testament utilise rarement le mot « croyants ». Aujourd’hui, cette réalité est déformée par la tendance d’utiliser « croyants » au lieu de « frères » dans les traductions modernes (ceci afin d’être plus inclusives) ou alors d’utiliser des pronoms comme « eux ».

Ce qui importe n’est pas le nombre de croyants, mais le nombre de disciples, et par conséquent le ministère de faire des disciples.

11. Substituer le royaume de Dieu par le Ciel.

Dans la Bible, le Royaume de Dieu englobe la réalité, la souveraineté et l’amour de Dieu. Il ne s’y trouve aucun dualisme esprit/matière. La plupart des gens du temps de Jésus le comprenaient ; ils savaient, par exemple, que « Royaume des cieux » dans Matthieu était juste une manière différente de dire « Royaume de Dieu ».

Dans la Bible, nous voyons le royaume de Dieu comme étant à la fois présent et futurs, céleste et terrestre, personnel et social, soudain et graduel, intérieur et extérieur, dans une dialectique mystérieuse avec l’Église qui est en elle-même ni le royaume de Dieu, ni séparable du royaume de Dieu.

12. Réduire la foi à un seul domaine de nos vies.

Nous compartimentons. Notre marche chrétienne se réduit seulement à une part de nos vies, et cette part est souvent réduite à ce que nous croyons.

Mais, à présent, demeurent : la foi, l’espérance et l’amour – et la Bible indique clairement ce qui est le « plus grand » et le plus englobant des trois. Selon l’Évangile, la foi n’est pas la réalité ultime, elle est le moyen menant à aimer Dieu et les autres ainsi que toute la création divine avec tout notre être. Et ceci 24/7, comme on dit.

La Bible présente la foi agissant par l’amour ; l’amour étant activé par la foi et actionné par l’espérance – une confiance intégrale dans les étonnantes promesses de Dieu d’un plein-salut-pour-toute-la-création.

13. Ignorer Genèse 9.

Il y a une immense littérature sur la théologie de « l’alliance » ou « fédérale » (du latin « alliance »). Pourtant, curieusement, cette théologie commence presque toujours par l’alliance de Dieu avec Abraham (avec peut-être une allusion à Genèse 3:15). Pourtant, la première alliance biblique explicite se trouve dans Genèse 9, où Dieu établit son « alliance entre Lui et la Terre » (Genèse 3:13).

L’accent est explicite et répété : une alliance avec les humains et avec toutes les sortes d’êtres vivants. Si notre compréhension du salut saute de Genèse 3 à Genèse 12, nous ratons les enseignements bibliques essentiels sur le monde créé et cela déforme tout le reste de la Bible.

14. Divorcer la vie de disciple du soin de la création.

Quand nous négligeons ou déformons la révélation biblique sur monde créé, nous réduisons l’Évangile de beaucoup par rapport aux les promesses de la Bible. Nous le faisons à notre propre perte ; nous appauvrissons l’Église ; nous surspiritualisons l’expérience chrétienne et nous réduisons la dynamique de la mission chrétienne.

Quand on voit comment la vie de disciples et le soin de la création sont inséparablement liés dans le plan de Dieu, l’Église devient puissante avec patience et humilité « pour renverser des forteresses » (2 Cor 10:4).

Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres façons de tordre l’Évangile. Chaque fois que nous détournons notre regard de Jésus-Christ et que nous interprétons l’Évangile à travers d’autres lunettes, nous avons des problèmes.

Utilisez le verbe que vous souhaitez : tordre, déformer, fausser, miner, neutraliser, châtrer, émasculer, annuler, dépouiller – le problème persiste et appelle à une vie de disciple basée attentivement sur la Bible, et christocentrique.

Le Saint-Esprit a été répandu à la Pentecôte, mais déjà dans le Nouveau Testament, nous voyons les Apôtres luttant contre des distorsions émergentes.

Et pourtant, souverainement, étrangement, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et il continuera à remplir les promesses et à guider le corps du Christ dans « toute la vérité » (Jean 16:13) jusqu’à ce que « la Terre [soit] remplie de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent la mer » (Ésaïe 11:09).

Howard Snyder

Ancien professeur d’histoire et de théologie missionnaire du Asbury Theological Seminary (1996-2006); il fait maintenant de la recherche et la rédaction à Wilmore, au Kentucky. Professeur d’Études wesleyennes, au Tyndale Seminary, à Toronto, 2007-2012. Auparavant il a été ensaignant et pasteur à São Paulo, au Brésil à Detroit, au Michigan; et à Chicago, dans l’Illinois. Le principal intérêt du Dr Snyder est la puissance et la pertinence de Jésus-Christ et de son royaume dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Il a, entre autres, écrit : The Problem of WineskinsCommunity of the King, et plus récemment, Salvation Means Creation Healed.

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Plus de miracles en Afrique?

C’est une question qui revient fréquemment.

J’ai lu cette réponse dans une revue missionnaire. Je la trouve pertinente et je vous la partage.

C’est l’éditorial du N° 4/2013 de la revue Allons de l’AME (Alliance Missionnaire Évangélique), rédigé par Christophe Reifsteck, directeur du Département Europe francophone.

Le site de l’AME : http://www.ame-info.org

L’AME n’étant pas une mission particulièrement charismatique, cela donne une valeur particulière à ce texte.

Le Ciel sur la Terre

Le Ciel sur la Terre est un concept qui renvoie le chrétien au Nouveau Testament et au message de Jésus et des Apôtres. Il nous relie au concret et surpasse une conception qui se limiterait à une notion uniquement intellectuelle. Le Ciel sur la Terre se manifeste par l’incursion de l’invisible dans le visible, du surnaturel dans le naturel, ou l’homme spirituel évince le terrestre (1Cor chap. 2 et 3). La perception occidentale de la Raison rejette en bloc la réalité surnaturelle de notre monde, aussi bien celle qui vient du Royaume de Dieu que celle qui a sa source dans le monde satanique. Beaucoup de contemporains chrétiens d’Occident se demandent pour quelles raisons Dieu fait des miracles en Afrique ou en Asie et si peu en Europe. La raison principale c’est la Raison ! Elle s’oppose farouchement à la Foi qui est le chemin et le véhicule qui joint le Ciel à la Terre, le surnaturelle à notre quotidien : Héb 11:1, Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

La foi ainsi démontre le surnaturel, les choses que l’on ne voit pas. La véritable foi est ce véhicule qui permet à Dieu de faire irruption dans notre monde. Elle permet à l’Esprit Saint de se manifester mais il nous est nécessaire d’apprendre à lui soumettre nos raisonnements, notre logique, notre raison :

1 Cor 2:5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Paul précise aux versets 6 et suivants que cette foi fondée sur la puissance (le surnaturel) de Dieu est en réalité la véritable sagesse que l’on ne peut pas puiser dans nos ressources intellectuelles mais que cette sagesse à sa source dans les révélations données par le Saint-Esprit. La manifestation du Ciel sur la Terre est intimement liée à notre foi et à la place que nous laissons au Saint-Esprit dans nos vies, en ceci l’étude de la Parole de Dieu prendra une dimension nouvelle où le surnaturel bien réel retrouvera sa place dans notre quotidien occidental. C’est mon vœu et ma prière que le royaume de Dieu se manifeste plus fortement en Francophonie. Je vous souhaite encore une bonne lecture.

Publié avec autorisation.

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Révélation du mystère de Dieu 2 (en Lui)

Je vais un peu revenir en arrière, mais cette épître est si riche que cela va sans doute arriver souvent.

Si l’on accepte la mise entre parenthèses du « aux Éphésiens », cette épître s’adresse aux saints et fidèles en Jésus-Christ, comme le traduit la TOB 2010. Elle s’adresse donc uniquement à ceux qui sont mis à part pour servir Dieu et qui sont fidèles dans ce service.

Une expression clef de la proclamation d’introduction est « en Lui ». Toutes les bénédictions de ce passage sont en Christ comme l’exprime déjà le verset 3 « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux en Christ ! » Éphésiens 1:3.
Les versets 3 à 11 expriment toute l’ampleur de la bénédiction que Dieu nous donne en Christ. La bénédiction divine ne se trouve nulle pas ailleurs que dans le Christ. Tout ce passage est à comprendre à cette lumière. Chercher à l’utiliser pour justifier des positions doctrinales particulières est manquer totalement le but.

En Christ, nous avons été choisis (v3) ; en Lui, nous avons été comblés de grâce (v6) ; en Lui, nous avons été rachetés de notre esclavage et pardonnés de nos fautes par son sang (v7) ; en Lui, ceux qui avaient d’avance espéré en Christ (les fidèles d’Israël) ont reçu leur part d’héritage (v11), en Lui, ceux qui ont entendu l’Évangile et qui ont cru ont été marqués du sceau du Saint-Esprit (v13).

J’ai lu hier ce texte de R. Loren Sandford http://www.charismamag.com/blogs/prophetic-insight/18561-a-new-move-of-god-is-emerging . Je suis d’accord avec ses constatations, moins avec ses conclusions. Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, il y parle d’une insatisfaction croissante dans nombre de milieux chrétiens principalement chez les charismatiques. Cela m’a rappelé une expérience du début de cette année. J’ai assisté à une grande rencontre avec une oratrice reconnue. J’y ai été frappé par la présence de nombre de « vieilles gloires » du Renouveau Charismatique dans ma région, ainsi que par la présence de plusieurs personnes venant de plusieurs centaines de kilomètres. Il y avait certainement une soif et une attente, mais je doute qu’elle ait été comblée. En tout cas, je n’ai pas constaté la naissance d’un nouvel élan, d’un nouvel enthousiasme après cette réunion. Beaucoup cherchent et ont soif, mais ils ne savent pas où chercher, alors ils courent les orateurs, les congrès et les réunions de tous types. Je crois que la clef se trouve dès le début de cette épître, au verset 3. Dieu nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles, dans les cieux, en Christ. Toutes les bénédictions auxquelles nos cœurs aspirent se trouvent dans les cieux en Christ. Elles se trouvent non pas dans une compréhension intellectuelle ou émotionnelle de la personne de Jésus-Christ, mais dans une communion spirituelle (dans les cieux) avec Lui. Et cette bénédiction ne s’adresse pas à moi, mais à nous. Tous les « en Lui » sont suivis de « nous » ou de « vous », cette bénédiction est collective et elle ne peut vraiment être reçue et vécue que collectivement et dans la mutualité de l’amour fraternel.

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Révélation du mystère de Dieu 1

J’ai le vertige chaque fois que je lis l’Épître aux Éphésiens. Il y a tellement d’horizons nouveaux qui s’ouvrent aux regards que c’en est presque effrayant.

Je vous propose de m’accompagner dans la méditation de cette épître si particulière.

L’Épître dite « aux Éphésiens » a sans doute été envoyée à plusieurs communautés, car la mention du destinataire manque dans une partie des plus anciens manuscrits et parce que les salutations finales y sont des plus réduites.

Le thème principal de cette épître est le mystère des desseins divins, cités pour la première fois au neuvième verset du premier chapitre : « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il avait formé d’avance en lui-même, » et finalement en Éphésiens 6:19 dans la conclusion précédant la salutation et la bénédiction finales : « Priez pour moi, afin que Dieu me donne ses paroles quand j’ouvre la bouche, pour faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile. »

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! » Ephésiens 1:3, LSg.

« En lui, Dieu nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables, devant Lui, dans l’amour ». Éphésiens 1:4. Déjà, nous trouvons un condensé de vérités glorieuses. Le choix de Dieu est en Jésus-Christ, ou même le choix de Dieu est Jésus-Christ. Si nous sommes en Christ, nous sommes son choix. Il n’y a pas de choix ailleurs qu’en Jésus-Christ. Ce choix en Christ remonte dès avant la fondation du monde, bien avant l’apparition du péché. Dieu en créant l’homme avait un dessein de bénédiction et d’amour parfaits.

« Il nous ayant prédestinés à être ses fils et ses filles adoptifs par Jésus-Christ, selon sa volonté bienveillante, pour la louange de la gloire de sa grâce dont il nous a comblés en son bien-aimé. » Ephésiens 1:5, 6. En créant l’homme, Dieu avait le dessein d’étendre sa famille, de nous rendre participants à sa nature divine comme il est écrit en 2 Pierre 1:4. Et de nous entraîner dans la louange cosmique de sa grandeur et de sa grâce infinie.

Dans l’attente de la suite, recevez la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! (verset 2)

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J’ai mal à l’Église. Et vous?

Depuis des années, je vis une relation difficile avec les églises, ne m’y sentant bien ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Je sais que j’ai besoin des frères et des sœurs pour vivre ma foi et en même temps les églises répondent si mal et si peu à ce besoin. J’ai décidé de ne plus y chercher ce qu’elles ne peuvent offrir, afin de ne pas être déçu. Ce qui ne veut pas dire que je vais cesser de les fréquenter.

Est-ce que ce que nous appelons aujourd’hui église correspond vraiment à ce que la Bible appelle ainsi ? Y découvrons-nous la moindre trace de la forme de nos réunions actuelles ? Il ne me semble pas que Jésus et ses disciples avaient des formes cultuelles particulières en dehors de celle de leur peuple d’Israël. Ils ne devaient sans doute pas faire de « prières libres », puisque les disciples ont dû demander à Jésus de leur montrer comment prier.

Il semble qu’une bonne partie de la vie des communautés se passait dans les maisons et qu’elle était centrée sur la fraction du pain, c’est-à-dire sur des repas, des agapes fraternelles.

Il ne semble pas non plus qu’il y avait une forme unique dans la vie des premières communautés chrétiennes, entre, par exemple, celles de Jérusalem qui continuaient à fréquenter le Temple et à y prier et celles de Rome.

Je sais que plusieurs d’entre mes amis partagent mes difficultés et mes questions et ceci pour des raisons diverses. Je ne désire pas creuser trop dans ma réflexion personnelle, car cela risquerait de fermer plus de portes que d’en ouvrir. Je vous propose plutôt de partager librement vos attentes et vos idées et de découvrir si nous arrivons à des formes alternatives viables et plus conformes aux Écritures et à l’interrogation que le Saint-Esprit met en nous. Je prie ceux qui sont satisfaits du statu quo de ne pas intervenir, car le but n’est pas un débat, mais un partage et une exploration. Si certains vivent déjà des formes nouvelles et s’y épanouissent, merci de nous le partager.

Votre frère Désiré

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La parole de l’Eternel était rare à cette époque, les visions n’étaient pas fréquentes (1 Sam 3:1)

Cela fait déjà longtemps que je me débats avec le concept de la Bible comme parole objective de Dieu, premièrement parce que la Bible ne parle jamais d’elle-même sous cette expression. Quand un auteur sacré parle de la Bible, il emploie le terme « Écriture(s) ».
Alors pendant longtemps, j’ai dit que Parole de Dieu avait différents sens suivant le contexte. Il s’agissait soit de paroles que Dieu avait adressées directement à un prophète ou au travers d’un prophète soit de Jésus-Christ lui-même comme expression de Dieu, ou dans les Actes en particulier, de l’annonce de Jésus-Christ de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

Mais en pensant et réfléchissant à ce verset de 1 Samuel, j’ai mieux compris. Dans ce texte, « parole de l’Éternel » est mis en parallèle avec « visions ». Ce texte implique non pas que la partie de la Bible existante était rare à l’époque, mais que Dieu était silencieux et semblait éloigné de son peuple. Dans les Écritures, l’expression « parole de Dieu » et ses variantes veut simplement dire révélation de Dieu. Il me semble que l’on peut toujours remplacer « parole de Dieu » dans ses diverses utilisations par « révélation de Dieu ». C’est tout aussi juste pour les prophètes à qui la révélation de Dieu est adressée, pour la Loi qui est une révélation de la volonté de Dieu à son peuple et pour Jésus-Christ qui est la parfaite et finale révélation de Dieu. C’est aussi vrai pour les dons de l’esprit qui sont des révélations de Dieu dans des circonstances particulières. À cette lumière, on peut également dire que la Bible est parole de Dieu quand elle nous révèle Dieu ou dans son ensemble comme révélation, mais certainement pas quand un verset ou un ensemble de versets est utilisé pour défendre un point de vue.

Qu’est-ce que cela implique? En faisant de la Bible la Parole de Dieu par excellence, nous avons de fait érigé un nouvel intermédiaire entre Dieu et les hommes et ceci contre le texte des Écritures. Nous critiquons le catholicisme pour sa médiation entre Dieu est les croyants par l’intermédiaire du magistère, mais nous avons simplement remplacé le magistère par une autre médiation, celle de la lettre.

Le désir et la volonté de Dieu pour chacun de nous, est d’avoir une relation directe, sans médiation autre que celle de son Fils. Nous avons troqué une grande partie cette relation directe et intime contre ce qui est trop souvent devenu une philosophie ou une théologie. Dieu veut être vivant et présent et agissant au milieu de son peuple et au travers de son peuple pour toucher le monde.
Comme le peuple d’Israël était effrayé par la présence manifeste de Dieu, Moïse a dû couvrir son visage d’un voile. Nous, de même, par crainte d’une relation directe nous utilisons le voile de la Bible, alors que nous avons besoin d’un dévoilement (d’une révélation) pour pouvoir voir et comprendre et rayonner de la gloire de Dieu.
Si nous désirons voir la gloire de Dieu dans nos vies et au travers de nos vies pour le monde, nous devons redonner à la Bible sa vraie place, non pas celle d’intermédaire mais celle de témoignage  de ce à quoi Dieu nous appelle à vivre.

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10 choses que le Saint-Esprit ne fait pas (traduction)

Not what Jesus meant when He said He is sending you a Helper...

Ce que Jésus n’a pas voulu dire au sujet de l’Aide qu’il nous a envoyé…

Nous entendons souvent parler du « cahier des charges » du Saint-Esprit lors de sermons spéciaux sur la puissance. Le Saint-Esprit n’a pas de « cahier des charges » dans ses relations avec vous. Ce n’est pas un ouvrier qui fait ses 40 heures par semaine pour la divinité, et des heures supplémentaires le dimanche. Il est l’Esprit du Père et également celui du Christ. Il n’accomplit pas son boulot en vous et au travers de vous, mais il est simplement lui-même et il se révèle à vous et à ceux qui vous entourent.

Cela dit, voici une liste de 10 choses qu’il ne fait certainement pas. Si vous en avez d’autres, ajoutez-les aux commentaires ci-dessous.

1. Vous convaincre de votre péché.

Jean 16:8-9 dit qu’il convainc le monde de péché et que ce péché est spécifiquement l’incrédulité. Comme vous croyez en Jésus, vous n’avez pas besoin d’être convaincu d’incroyance. Vous n’êtes pas non plus du monde (Jean 15:19), mais vous êtes nés de Dieu et par conséquent vainqueurs du monde (1 Jean 5:4).

2. Tenir un registre de vos fautes.

Dieu a juré par lui-même de ne jamais plus se souvenir de vos péchés. Cela signifie qu’Il ne les enregistre pas pour sur un DVD Blue Ray pour les regarder avec votre grand-mère quand vous aurez passé les portes du paradis.

3. Prendre des décisions à votre place.

Vous pouvez certainement lui demander son avis, et je suis 100 % sûr que cet avis sera bon. Avec qui me marierais-je ? Quel travail devrais-je faire ? Où devrais-je habiter ? Il se soucie vraiment de ces choses, mais il ne va pas faire les choix pour vous. Vos décisions sont vos décisions. Demandez-lui et faites-lui confiance.

4. Venir et repartir.

Il est toujours avec vous (Mat 28:20). Dieu a également dit que jamais il ne nous laisserait ni ne nous oublierait (Héb 13:5). Vous êtes entré en relation avec une personne. Vous avez tous reçu de sa plénitude (Jean 1:16), et il habite pleinement en vous (Rom 8:11), parce qu’en Christ habite la plénitude de la divinité (Col 2:9).

5. Augmenter votre onction.

Vous avez reçu la parfaite onction de Christ (1 Jean 2:27). Qu’est-ce que vous aimeriez voir augmenté ? Est-ce que l’onction de Christ serait déficiente ?

6. Jeter votre main sur une personne malade.

Prier pour les malades est notre privilège. C’est ainsi que Dieu aime. Le Saint-Esprit désire aimer toutes les personnes avec lesquelles vous entrez en contact, mais c’est vous qui contrôlez qui vous aimez et à quel degré. Il peut vous parler du besoin d’une personne (1 Cor 12:8-10), mais le choix d’aimer et de partager est toujours à vous.

7. Vous dire comment payer votre dîme.

Le Saint-Esprit ne s’intéresse pas à votre dîme, en fait, il s’intéresse à vous délivrer de la Loi. Vous devez décider dans votre propre cœur combien vous voulez donner sans que ce soit à contrecœur (2 Cor 9:7). Si vous le lui demandez, ne soyez pas étonnés si vous entendez toujours : « Tout. » (Actes 2:45)

8. Écrire les 10 Commandements dans votre cœur.

Son ministère est celui de la vie et non de la mort (2 Cor 3:6-9). S’il écrivait les 10 Commandements dans votre cœur, il pourrait tout aussi bien signer votre certificat de décès.

9. Vous révéler le fruit que vous ne portez pas.

C’est lui qui fait fructifier. C’est son fruit et non pas le vôtre (Gal 5:22-23). Il peut le faire croître bien mieux que vous, et il désire le faire croître au travers de vous et en vous pendant que vous vous reposez sur l’œuvre parfaitement accomplie du Christ.

10.  Vous enseigner au travers de la souffrance et de la maladie.

Il nous enseigne à refuser l’impiété (Tite 2:11-12) et il nous corrige par sa parole (2 Tim 3:16) et par son onction (1 Jean 2:27). Il ne nous enseigne pas par la maladie. Si vous pensez vraiment qu’il vous enseigne par la maladie, est-ce qu’aller chez le médecin ne fait pas manquer les cours ?

Prochainement, je vais vous donner un aperçu de ce qu’il a réellement envie de faire.

 

Grâce et Paix !

Cornel

 

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