Une nouvelle réforme ou plutôt une refondation radicale?

Cela fait longtemps que je préfère parler d’une refondation, d’une repose des fondements, plutôt que de nouvelle réforme pour l’Église.

La Réforme, comme son nom l’indique, n’a été qu’une tentative de retour à une notion plus ancienne de l’Église et de la foi, sans chercher à retourner aux racines même de l’Évangile.
Si l’on excepte la réforme radicale, elle n’était qu’un retour aux Pères de l’Église, et aux confessions de foi historiques, sans revenir directement au fondement, l’Écriture.
Je crois que l’impérieuse nécessité est de revenir à la racine, aux Écritures, sans les filtres de siècles et même de millénaires d’histoire ecclésiastique et de traditions théologiques. Ces dernières se sont édifiées les unes sur les autres sans chercher à se réévaluer à la lumière des textes premiers.

Un retour aux Écritures amènera automatiquement à des changements fondamentaux dans la plupart de nos pratiques communautaires et personnelles. Peu d’entre elles se retrouvent telles quelles dans le Nouveau Testament.
Pour revenir à une compréhension la moins possible corrompue des Écritures, une double démarche est nécessaire. Premièrement, la révélation du Saint-Esprit et un travail intellectuel en relation servant à comprendre les textes bibliques dans leurs contextes historiques et religieux. Le contrôle des inspirations spirituelles est indispensable pour ne pas se laisser emporter à tout vent de doctrine ou de pratique. Mais la conduite par le Saint-Esprit doit être première pour que ce ne soit pas l’intelligence humaine qui trace le chemin.

Il m’est arrivé plusieurs fois que le Saint-Esprit, directement ou indirectement, m’ait demandé où telle ou telle doctrine généralement admise se trouvait attestée dans la Bible. Ces questions étaient destinées à me faire penser et rechercher par moi-même. Je vérifiais ensuite mes découvertes pour être sûr de ne pas m’égarer, et j’en trouvais la confirmation dans divers écrits chrétiens actuels ou primitifs.

Un petit exemple tout frais que je soumets à votre réflexion. L’arbre de vie de Genèse 2 implique que l’homme d’alors n’était pas immortel, il avait besoin de revenir régulièrement à la source de la vie pour perdurer. Cela implique aussi que nous n’avons pas d’âme immortelle, puisque comme l’indique le contexte l’âme est ce qui nous rend physiquement vivants tout comme les autres êtres animés (animaux).

Cette simple constatation peut remettre en question nombre de nos conceptions sur l’ensemble des Écritures et en particulier sur le sens et les dimensions du salut en Jésus-Christ.

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Dix simples réflexions sur les réveils et renouveaux spirituels

par Howard Snyder (traduit avec autorisation)

Réflexions rapides sur les réveils et renouveaux spirituels dans l’histoire de l’église. Ceux-ci se manifestent également de manière générale dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

1. IDENTIQUES ET DIFFÉRENTS : Chaque renouveau est à la fois semblable et différent des autres. Chacun est unique, mais on y voit des thèmes et des dynamiques communes. Les phénomènes spécifiques du réveil (musique, miracles, adoration, charismes) varient considérablement.

2. LES PAUVRES, les opprimés et les jeunes : C’est généralement là que les réveils commencent. Ils ont moins à perdre et plus à gagner d’un grand changement dans leur vie et dans la société.

3. LE RÉVEIL AUTHENTIQUE est l’œuvre souveraine de la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Personne ne peut donc le programmer ou le planifier. Mais nous pouvons préparer nos cœurs et prier, être ouverts, disponibles, cohérents dans nos pratiques quotidiennes de piété.

4. LES RÉVEILS ET LES RENOUVEAUX sont en grande partie façonnés par l’époque, le contexte, le lieu, la culture où ils se produisent. Il y a beaucoup de « bagage culturel » qui doit être reconnu et examiné. (C’est l’une des raisons pour lesquelles les réveils varient.) Les réveils ne transcendent pas complètement ou ne renouvellent pas automatiquement une culture et ne mettent pas fin aux injustices. C’est le travail continu du discipulat chrétien et du témoignage du Royaume rendu par l’Esprit. La fièvre et la ferveur initiales du réveil doivent se stabiliser dans une fidélité et une croissance quotidiennes normales de 37°.

5. LES TEMPS DE RÉVEIL sont des temps fragiles. Des extrêmes en matière de doctrine ou de comportement peuvent surgir aux marges – d’autant plus que le réveil est puissant. Il est donc essentiel de mettre en place des structures solides d’encadrement et de formation de disciples. Sinon, l’électricité du réveil peut être court-circuitée.

6. UN MANAGEMENT AVISÉ est donc essentiel en période de réveil et de renouveau. C’est une leçon clé de l’histoire. Les renouveaux les plus durables, les plus transformateurs sur le plan culturel et les plus solides sur le plan doctrinal sont dirigés par un petit noyau (et pas seulement un seul) d’hommes et de femmes mûrs, connaissant la Bible et relativement bien formés. (L’apôtre Paul et John Wesley et leurs « collaborateurs » sont mes principaux modèles ici, mais il y en a d’autres).

7. LES RÉVEILS AUTHENTIQUES et les renouveaux ont le potentiel de transformer une culture afin qu’elle devienne une réponse visible à la prière de Jésus : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Ce potentiel ne sera pas réalisé sans une solide théologie biblique de Jésus-Christ et du royaume de Dieu – « Justice, miséricorde et vérité », comme le disait souvent Wesley ; compassion et action pour l’étranger, la veuve, l’orphelin, l’emprisonné, l’opprimé, le dépressif ou l’incompris ; dire et agir avec vérité devant les pouvoirs ; prendre soin de la terre et la guérir.

8. CONSERVER et multiplier le fruit du réveil nécessite des communautés ecclésiales vitales ; des fraternités du royaume de Dieu où la conversion mène au discipulat et où les dons mènent à un large éventail de célébrations, de communautés et de témoignages. Jésus a dit : « Ne crains pas, petit troupeau, car ton Père se plaît à te donner le royaume. »

10. IN THE COURSE OF HISTORY, God renews the church and brings the kingdom of God through movements of renewal, plus ongoing discipleship, plus God’s providential work in history. “No eye has seen, no ear has heard, no one can imagine the things God has prepared for those who love him” (1 Cor 2:9) — this applies here.

9. LES RÉVEILS et les renouveaux qui ont le plus long et le plus large impact personnel, culturel, national et mondial ont une profonde théologie du Royaume de Dieu dans l’histoire bibliquement fondée et centrée sur le Christ. Ils se rappellent que l’Évangile consiste à « marcher dans les voies de Dieu », et pas seulement à affirmer une saine doctrine, mais à incarner le projet de Dieu.

10. AU COURS DE L’HISTOIRE, Dieu renouvelle l’Église et apporte le Royaume de Dieu par des mouvements de renouveau, par la formation continue de disciples et par son œuvre providentielle. « Aucun œil n’a vu, aucune oreille n’a entendu, personne ne peut imaginer les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment » (1 Cor 2:9) – ceci s’applique ici.

Pour approfondir : The Radical Wesley and Patterns of Church Renewal (1980, 2014); Signs of the Spirit: How God Reshapes the Church (1989 and reprints); Salvation Means Creation Healed (2011).

En anglais, il y a deux mots différents que l’on traduit par Réveil en français. Il y a « revival » qui a plus le sens de raviver quelque chose et « awakening », qui veut dire sortir du sommeil. J’ai traduit « revival » par réveil et « awakening » par renouveau.

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IRAN, ISRAËL ET UNE DEMANDE DE PRIÈRE EXTRAORDINAIRE

Israël et l’Iran étaient autrefois amis. Après tout, c’est le roi perse Cyrus qui a décrété et financé la reconstruction de Jérusalem après l’exil babylonien. Mais aujourd’hui, l’Iran utilise son trésor à des fins exactement opposées : son régime est aujourd’hui le premier sponsor du terrorisme mondial. L’Iran a été appelé « la tête du serpent » ou « la tête de la pieuvre », car ses tentacules s’étendent très loin. Vous savez de qui j’ai entendu cela ? De la part de certains Iraniens. Il y a un mouvement de fond d’Iraniens moyens qui sont diamétralement opposés aux objectifs du régime qui les gouverne, et qui se sont plutôt ralliés à Israël. J’aimerais partager avec vous la façon dont ils nous demandent de prier.

DAVID ET GOLIATH?

Gaza est souvent présentée comme le David contre le Goliath de la puissance militaire israélienne. Pourtant, ce n’est pas vraiment contre Gaza que nous luttons. La responsabilité du 7 octobre et du cauchemar qui a suivi peut être attribuée à Téhéran et au régime iranien, qui a financé, entraîné et coordonné l’attaque sur plusieurs fronts par l’intermédiaire du Hamas et du Jihad islamique à Gaza, du Hezbollah au Liban et en Syrie, et des Houthis au Yémen. L’Iran étant la « tête de la pieuvre », si le régime iranien devait s’effondrer, cela reviendrait à couper la tête des forces qui attaquent Israël.

Comme un serpent, une fois la tête écrasée, le danger se dissipe. C’est une excellente occasion de prier pour que ce géant soit tué.

L’Iran et Israël étaient amis, et voilà la partie la plus enthousiasmante : ils pourraient l’être à nouveau. Nous voulons vous encourager à prier pour que le Dieu des armées d’anges coupe la tête du serpent et renverse le régime iranien. Tous les partenaires de l’Iran se trouveraient alors dans une situation où les liquidités s’épuiseraient. C’est tout à fait possible avec Dieu. Car tout est possible avec Dieu, mais il y a aussi des signes de sérieuses failles. Lors des dernières élections (si l’on peut dire), le taux de participation n’a été que de 7 % et la majorité des bulletins de vote ont été annulés. L’emprise du régime sur le peuple s’est relâchée. Les Iraniens en ont assez de la cruauté du régime et aspirent à la liberté. Beaucoup ont fait preuve d’un grand courage, même des adolescents et des Iraniens âgés se sont levés face à l’oppression violente, au péril de leur vie. 50 000 mosquées iraniennes ont fermé leurs portes, les gens quittant l’islam en masse.

Faisons tomber cette bête par la prière. Le résultat pourrait être incroyable. Les occasions pour l’Évangile de prospérer non seulement en Iran, mais aussi à Gaza, au Liban et en Syrie n’ont pas encore été imaginées. Prions pour que Dieu fasse tomber le régime iranien et pour que le Moyen-Orient connaisse un jour nouveau, avec des portes ouvertes pour l’Évangile.

DEMANDES DE PRIÈRE DES FRÈRES ET SŒURS IRANIENS

Changement de régime : Prions pour une transition pacifique vers un régime qui respecte les droits et les libertés de tous ses citoyens. Que Dieu mette en place un dirigeant qui connaisse le vrai Dieu et qui se soucie du pays et de son peuple.

Liberté pour les chrétiens et les prisonniers politiques : Prions pour la libération de toutes les personnes emprisonnées en raison de leur foi et de leurs convictions politiques, notamment pour un rappeur qui s’est élevé contre le régime, Toomaj, et pour Arvin Netal, un jeune juif de 20 ans, qui risquent tous deux d’être exécutés.

Droits et libertés des femmes : Prions pour la protection et l’émancipation des femmes en Iran. Faites cesser les massacres cruels et injustes et laissez la justice de Dieu s’exercer.

Protection des églises clandestines : Priez pour la sécurité et la croissance des églises clandestines et de leurs membres. Priez pour que les croyants soient sous la protection de Dieu, qu’ils soient libérés des prisons et qu’ils restent fermes dans leur foi.

Unité : Priez pour que la grâce et l’amour de Dieu apportent l’unité parmi les croyants, ainsi que l’unité du peuple iranien dans son ensemble contre le régime.

Transformation des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique : Prions pour que ses membres trouvent la foi en Christ et cessent de soutenir le régime en place.

Contre la peur et le désespoir : Priez contre l’esprit de peur et de désespoir qui affecte de nombreuses personnes en Iran.

Soutien aux juifs et aux chrétiens : Prions pour le bien-être et la détermination des juifs et des chrétiens qui font face à de nombreux défis en Iran.

Protection du prince Reza Pahlavi : Prions pour la protection et la sagesse du prince Reza Pahlavi alors qu’il dirige les efforts de changement et s’oppose au régime actuel, et que Dieu fournisse à l’Iran des dirigeants qui ont un cœur pour le vrai Dieu et qui se soucient du peuple, du pays et des poursuites qui doivent être engagées.

Les cœurs du peuple iranien : Priez pour que tous ceux qui sont dans le péché se repentent de leurs mauvaises voies, qu’ils connaissent la vérité et que la vérité les libère. Priez pour que la véritable adoration de Dieu soit établie, car certains se sont tournés vers l’idolâtrie, la sorcellerie et d’autres faux dieux et se sont détournés de la vérité. Priez pour que le cœur du peuple iranien s’ouvre au royaume de Dieu et à sa direction.

« Il n’y a jamais eu de moment aussi propice pour amener les gens à Christ. Et chaque jour, le nombre de croyants augmente. Nous remercions Dieu d’avoir permis à cette République islamique de venir montrer la vraie nature de l’islam au peuple iranien ». ~ Rima

DES ALLIÉS INATTENDUS

Tout au long de ce conflit avec le Hamas, le soutien des Iraniens du monde entier a été incroyable. Ils comprennent ce qui se passe à Gaza. Ils connaissent parfaitement les tromperies et les faux-fuyants. Ces artifices ne fonctionnent plus sur eux, et ils voient clair dans tous les mensonges. Ils sont souvent les seuls à défendre Israël dans un océan de haine antisémite.

De même, Israël est le seul pays du Moyen-Orient à défendre les dissidents iraniens. Deux manifestations ont été organisées en Israël en solidarité avec les femmes iraniennes brutalement opprimées, et plusieurs fresques murales en soutien aux Iraniens ont été réalisées dans différentes villes israéliennes.

L’activiste et artiste chrétien iranien Hooman Khalili (en photo avec les graffeurs israéliens qui l’ont aidé) a dévoilé l’une de ses peintures murales à Neve Ilan, près de Jérusalem. Celle-ci illustre la situation critique de Toomaj, un rappeur iranien innocent, et reprend certaines de ses paroles :

« Les cris des opprimés remplissent ma poitrine, ma gorge est gonflée par leur douleur. Le sang de nos manifestants est mon encre ».

Pour ce motif, le jeune artiste risque d’être exécuté. Sur l’autre face de l’image de Toomaj, Hooman a inscrit des mots tirés du Psaume 59 : « Délivre Toomaj de ses ennemis, ô mon Dieu ; sois sa forteresse et sauve Toomaj de ceux qui l’attaquent ». (Adapté du Psaume 59:1)

« Où est l’indignation internationale ? » a demandé Hooman. « Pourquoi personne ne campe-t-il dans les universités pour Toomaj ? Merci Israël… cet homme innocent a été torturé en prison pendant deux ans et il est sur le point d’être exécuté ».

« Merci à Israël de se soucier du peuple iranien, merci à Israël de nous aider à combattre notre ennemi commun, le régime islamique. » ~ Hooman Khalili

Fleur Hassan, ancienne maire adjointe de Jérusalem, a affirmé la solidarité d’Israël avec le peuple iranien : « Nous reconnaissons tous deux que nous avons un seul ennemi : le fondamentalisme islamique et djihadiste, et la tête de ce serpent se trouve à Téhéran, c’est la République islamique d’Iran. Elle finance le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, elle a détruit le Liban, elle a détruit la Syrie, et nous sommes tous confrontés au même mal. La République islamique d’Iran est l’Hitler d’aujourd’hui, ne vous y trompez pas ».

Et ce n’est pas comme si nous devions faire tomber ce régime nous-mêmes par l’activisme politique. Nous pouvons nous adresser au Dieu tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et nous pouvons faire appel à lui sur la base de cette merveilleuse promesse de sa parole concernant l’Iran (Elam) :

Ainsi parle le Seigneur des armées : « Voici, je vais briser l’arc de l’Élam, le pilier de sa puissance.Je ferai venir sur l’Élam les quatre vents des quatre coins du ciel. Je les disperserai à tous ces vents, et il n’y aura pas de nation où n’arrivent ceux qui ont été chassés d’Élam. Je terrifierai l’Élam devant ses ennemis et devant ceux qui en veulent à sa vie. Je ferai venir sur eux le désastre, mon ardente colère, déclare le Seigneur. J’enverrai l’épée après eux, jusqu’à ce que je les aie consumés, je placerai mon trône en Élam et je détruirai son roi et ses fonctionnaires, déclare le Seigneur. » Mais dans la suite des temps, je rétablirai le sort d’Élam, déclare le Seigneur. » (Jérémie 49:35-39)

Ce n’est ni par la force, ni par la puissance, mais par son Esprit…

Traduit avec autorisation de « One for Israel » depuis la page: https://www.oneforisrael.org/bible-based-teaching-from-israel/iran-israel-and-an-exciting-prayer-request/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR1ju1uHqvJiZkTQ31rAtlpiNHGIbved-YZxxnwiZHwlS_wvr_rvHmMLfZc_aem_AZ3TWaOxy4lL0XgS3Q-HUugqjGFHQGdpci3ZKRbIui-MIoo1m1qD0a3bR9CPqBq67_Dsy2AJg76sF_8DJKjNDxm9

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Repartir à zéro?

Suite de la réflexion commencée dans : « Une nouvelle réforme ou plutôt une refondation radicale ? » https://glanages.com/2024/05/17/une-nouvelle-reforme-ou-plutot-une-refondation-radicale/.

Comme les théologies et les doctrines se sont empilées les unes sur les autres, il en a été de même dans le « développement » de l’Église. Les diverses pratiques ecclésiales n’ont souvent, au mieux, que peu de bases dans les Écritures. Beaucoup d’entre elles viennent soit du paganisme de l’époque ou elles sont nées, soit de manières de faire particulières répondant à des conditions particulières.

Les sept serviteurs (diacres) d’Actes 6 ont été institués pour répondre à un besoin matériel particulier et certainement temporaire. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux sont plus connus pour leur témoignage (Étienne) ou leur évangélisation (Philippe) que pour leur service des tables. 

De même, Timothée et Tite ont été envoyés par Paul pour des tâches définies et non pour tenir des rôles définitifs.

Quand Paul fondait de nouvelles communautés, habituellement il les laissait sans structure définie jusqu’à un second passage pour déterminer et établir des responsables (anciens). Donc l’Église peut très bien durer et prospérer sans structures particulières, du moins pendant un temps. Dans les églises du Nouveau Testament, les structures organisationnelles sont secondes, tandis que dans la plupart des églises actuelles, elles sont fondamentales.

Je crois que la pensée de Dieu pour aujourd’hui est de revenir à des communautés informelles qui se réunissent régulièrement, peut-être même journellement ou continuellement, centrées autour de Jésus Christ seul. À l’exemple de ce que nous lisons en 1 Cor 14:26 : « Que faire alors, frères ? Quand vous êtes réunis, chacun de vous peut chanter un cantique, apporter un enseignement ou une révélation, parler en langues ou bien interpréter : que tout se fasse pour l’édification commune. » Je pense que cela représente le vécu normal et habituel des premières communautés. En nous rassemblant autour de Jésus Christ dans la liberté de l’Esprit, nous Lui permettons d’agir en nous et au travers de nous. Je crois que dans de telles réunions, nous serons guéris spirituellement, moralement et aussi physiquement, car telle est la volonté de Dieu envers chacun de nous. Je crois aussi que le Saint-Esprit nous conduira dans des développements futurs, différents selon les communautés.

L’essentiel est de revenir à Jésus Christ seul, sans les filtres historiques et traditionnels. Mais cela sera difficile, car nous sommes imprégnés de schémas de fonctionnement, de morale, et de doctrines qui chercheront à nous faire retomber dans les ornières des habitudes.

Qui désire essayer de marcher à la suite et à la ressemblance du Maître, Jésus Christ ?

PS Je suis en train de lire: Radicalement chrétien! de Stuart Murray (en anglais, The Naked Anabaptist) qui m’aide à formuler ma pensée.

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Rebonjour!

Bonjour mes chers lecteurs,

Désolé pour le hiatus depuis mon dernier post. Mais mon vieil ordinateur avait un bug sur WordPress et je n’avais qu’une page blanche avec le logo « W » au milieu. Et ma tendance à la procrastination ne m’a pas aidé à reprendre le fil.

Cela m’a peut-être aussi permis un temps de maturation.

Alors je vais essayer de reprendre le fil de mes écrits dans les prochains temps.

J’ai aussi beaucoup lu et j’aurais sans doute également des découvertes à partager, malheureusement en grande majorité en anglais.

Alors à tout de suite!

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Où est passé le Saint-Esprit ?

C’est la question que je me suis posée hier matin en me réveillant, en pensant à mon passé où de nombreuses fois j’ai vu le Saint-Esprit à l’œuvre de façon manifeste autour de moi.


Est-ce que Dieu n’a pas retiré son Saint-Esprit du milieu de nous parce que nous l’attristons ou parce qu’Il ne peut pas confirmer ce que nous disons et faisons? Marc 16:20 Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.
Heb 2:4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.


Je viens aussi de tomber sur ce texte du patriarche orthodoxe Ignace IV:
Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin,
le Christ reste dans le passé,
l’Évangile est une lettre morte,
l’Église une simple organisation,
l’autorité une domination,
la mission une propagande,
le culte une évocation,
et l’agir chrétien une morale d’esclave.

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À l’Agneau sur son trône

Je ne sais pourquoi mais ce cantique me poursuit depuis plus d’une semaine.

À l’Agneau sur son trône apportons la couronne.
Il l’a conquise sur la croix ; il est le Roi des rois !
Éveille-toi, mon âme ! Bénis, adore, acclame
Avec tous les anges du ciel, Jésus, Emmanuel !

À l’Agneau sur son trône, l’encens et la couronne.
Car il est le Verbe incarné, d’une vierge il est né.
Ô sagesse profonde ! Le créateur du monde
Pour vaincre le mal triomphant s’est fait petit enfant !

Il eut la croix pour trône, l’épine pour couronne.
Mais le Père a glorifié son Fils crucifié.
Au Prince de la vie, la mort est asservie ;
Hors de la tombe il est monté ; Christ est ressuscité !

À l’Agneau sur son trône, la palme et la couronne,
Car il est le Prince de paix, il règne désormais.
Les fureurs de la guerre s’éteindront sur la terre
Où renaîtront, comme jadis, les fleurs du paradis !

À l’Agneau tous les trônes et toutes les couronnes !
Il est le Maître souverain, les temps sont dans sa main.
Rendons l’honneur suprême à celui qui nous aime
Et qui revient victorieux pour nous ouvrir les cieux !

Ces paroles me saisissent et me donnent la pêche!


Je trouve qu’il y a une qualité d’affirmation et de proclamation des vérités de la foi qui manque à bien de nos ritournelles actuelles.
Je prie et j’attends un renouvellement de notre hymnologie qui ait la même puissance et la même autorité spirituelle et qui sache proclamer et transmettre les vérités essentielles.

Si ce chant vous parle, veuillez me le partager.

Votre frère Désiré

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Comment j’ai commencé à croire

Pourquoi ai-je cru en Jésus-Christ ?
Je vais raccourcir un peu, et s’il y a des questions, je compléterais.
De père catholique et de mère protestante non pratiquants, je n’ai pas été baptisé bébé. Néanmoins, ils ont voulu que j’aie une éducation religieuse et ils m’ont laissé choisir. Comme le catholicisme me paraissait trop théâtral (vers 8-9 ans, je pense) avec ses clochettes et son encens, et peut-être aussi parce que le temple était plus près, j’ai choisi l’option protestante, et j’y ai suivi l’école du dimanche et ensuite le KT.
Vers 8 ans aussi, mon papa m’a acheté dans une braderie de livre des recueils de BDs catholiques québécoises. Il s’y trouvait principalement de l’histoire sainte et des histoires de saints et de sportifs catholiques.
Ce sont les histoires de saints qui m’ont le plus marqué, avec leurs expériences surnaturelles et leurs miracles.
Sans formation parentale, la prière a été quelque chose de régulier même dans mon enfance et plus tard, comme je suis chroniquement en retard, je priais pour que les profs arrivent après moi en classe ;). Cela ne marchait pas toujours, mais sans doute plus que ce qui aurait été normal.
Après mon baptême aspersif de fin de KT, un copain, m’a convaincu que Dieu n’existait pas. Vers 17 ans, en1968, je suis devenu anarchiste, ni Dieu, ni maître. Et pourtant je lisais la Bible à cause de la justice sociale qui s’y trouvait.
Ensuite, il y a eu le mouvement hippy, avec sa recherche de spiritualité.
En prenant du LSD, je me suis osé la question de Dieu et dans le délire logique de cette drogue, j’en suis arrivé à la déduction que si Dieu n’existait pas on ne se poserait pas cette question. Directement après panique : je suis en train de me détruire.

J’ai néanmoins continué dans ma voie hippy et dans ma recherche de Dieu. Comme je priais de temps en temps, et en situation d’urgence, Celui qui était là, mais que je ne connaissais pas et qui m’aidait, j’ai décidé que je voulais savoir Qui il était, si c’était Bouddha, Allah, Jésus-Christ ou autre. En même temps j’avais un mélange de conceptions spirituelles très new age.
J’ai donc décidé d’abandonner toute sécurité et ma petite chambre pour devenir comme une feuille morte que le vent emporterait vers Dieu.
Je suis arrivé dans une communauté hippy.
Là, un gars en décompensation hallucinatoire a fait une sorte de résumé de qui j’étais, et un autre dans une mystique OVNI, a fait la synthèse de mes croyances. Dans sa mystique, Jésus-Christ était le chef suprême de notre Galaxie.
De cette manière bizarre, j’ai refait confiance en Jésus-Christ.
Je priais dans la cathédrale de Lausanne à l’entrecroisement des bras de cette église, là où les courants telluriques devaient être les plus forts.
Dans ces jours, une paix surnaturelle est descendue sur moi et qui a duré plus d’une quinzaine d’heures. Comme la drogue ne m’avait jamais donné une telle paix, elle ne m’intéressait plus.
Je savais aussi que si je devenais chrétien, ce serait un engagement total et sans retour et que je serais prêt à mourir le jour même pour Dieu.

Je me suis rapproché de milieux d’églises et je suis même allé à Taizé.
J’allais dans un lieu d’églises où il y avait des cultes de jeunes style œcuménisme taizéien.
Là, j’aidais à la sono. Une fille est venue un soir vers moi pour que j’annonce des réunions d’évangélisation organisées par des jeunes.
Comme la fille me plaisait, je me suis décidé à y aller.
Le premier soir, j’ai discuté avec les jeunes chrétiens, et je croyais un peu comme eux, mais j’en savais tellement plus qu’eux sur tous les trucs mystiques.
Comme ils ne savaient pas comment faire évoluer la discussion, ils m’ont proposé de prier ensemble, et là j’ai senti comme s’il y avait deux champs de force qui se repoussaient en moi, mais j’ai néanmoins prié avec eux.
Le lendemain étant arrivé tôt, ils m’ont proposé de prier avec eux pour la soirée, et là, une jeune fille style paysanne suisse-allemande (le genre de gens pour lesquels je n’avais pas spécialement de considération) a prié pour moi. Cela m’a comme si elle avait donné un coup de pied dans mon piédestal, me faisant tomber le nez dans la boue. Je n’ai rien dit de la soirée, mais quand je suis rentré chez moi je me suis débarrassé de ma vie dans les mains de Dieu, j’ai fait une reddition totale. Dès lors, j’ai crû dans ma foi et j’ai laissé progressivement tomber toutes mes mystiques bizarres, et ma croissance a continué depuis.

Ben j’ai pas tant raccourci, bon courage aux lecteurs.

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L’Évangile puissance de Dieu pour le salut.

Romains 1:16-17 C’est sans honte, en effet, que j’annonce la bonne nouvelle : elle est la force dont Dieu se sert pour sauver toutes les personnes qui mettent leur foi en lui, les Juifs d’abord, mais aussi ceux qui ne sont pas Juifs. En effet, la bonne nouvelle révèle comment Dieu rend les humains justes devant lui. Cette justice vient par la foi et a pour but la foi, comme l’affirme l’Écriture : « Celui qui est juste par la foi vivra. »

Ce texte et sa suite sont bien connus, sans doute même trop bien ! Je les ai lus de nombreuses fois, mais c’est la première fois que leur pertinence actuelle me frappe.

Je crois que les sous-titres ajoutés qui introduisent le paragraphe suivant coupent la lecture et qu’ils empêchent de comprendre qu’ensuite Paul expose l’Évangile.

Versets 18 à 25 :
Du haut du ciel, Dieu révèle sa colère contre toute marque de mépris envers lui et toute injustice commise par les humains qui étouffent la vérité par le mal qu’ils commettent.
Et pourtant, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a montré clairement.
En effet, depuis que Dieu a créé le monde, ses qualités invisibles, c’est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature divine, se voient fort bien quand on considère ses œuvres.
Les humains sont donc inexcusables ! Ils connaissent Dieu, mais ils ne l’honorent pas et ils ne le reconnaissent pas comme Dieu.
Au contraire, leurs pensées sont devenues stupides et leur cœur insensé a été plongé dans l’obscurité. Ils se prétendent sages mais ils sont fous !
Au lieu d’adorer la gloire du Dieu immortel, ils ont adoré des statues représentant un être humain mortel, des oiseaux, des animaux et des reptiles.
C’est pourquoi Dieu les a abandonnés à des actions impures, selon les désirs mauvais de leur cœur, de sorte qu’ils se conduisent d’une façon honteuse les uns avec les autres.
Ils échangent la vérité concernant Dieu contre le mensonge ; ils adorent et ils servent ce que Dieu a créé au lieu du créateur lui-même, qui doit être béni pour toujours ! Amen.

Paul commence par exposer le problème : le refus par les hommes de reconnaître la révélation de sa bonté et de sa perfection au travers de la création. La science déconnectée de Dieu les rend stupides et les fait trébucher dans l’obscurité. Aujourd’hui, l’idolâtrie ancienne avec des statues matérielles a été remplacée par une idolâtrie intellectuelle avec des édifices de raisonnements déconnectés de la réalité profonde. Il y a de plus en plus une adoration de la nature qui s’exprime par du véganisme, de l’anti-spécisme, mais aussi par certaines postures environnementalistes. Les troubles de notre monde actuel viennent du rejet de Dieu et de toutes les valeurs qu’Il représente. Paul finit ce passage par une affirmation appuyée: un AMEN !

Versets 28 à 32 :
Comme ils ont refusé de reconnaître Dieu, Dieu les a abandonnés à leur intelligence déréglée et, ainsi, ils font ce qu’ils ne devraient pas.
Ils sont remplis de toute sorte d’injustice, de mal, d’envie, de méchanceté ; ils sont pleins de jalousie, de meurtres, de querelles, de ruse, de perversité.
Ils lancent de fausses accusations et ils disent du mal les uns des autres ; ils sont ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, vantards. Toujours prêts à imaginer de nouveaux méfaits, ils sont rebelles à leurs parents.
Ils sont sans intelligence, ils ne tiennent pas leurs promesses ; ils sont durs et sans pitié pour les autres. Ils connaissent bien le juste commandement de Dieu : les personnes qui se conduisent de cette manière méritent la mort.
Pourtant, ils continuent à commettre de telles actions et, de plus, ils approuvent aussi ceux qui les commettent.

Chapitre 2: 1-11:
Toi, qui que tu sois, qui juges ainsi les autres, tu es inexcusable. Car, lorsque tu juges les autres et que tu agis comme eux, tu te condamnes toi-même, toi qui juges.
Or nous savons que Dieu juge selon la vérité les personnes qui commettent de telles actions.
Oui, toi, penses-tu que tu échapperas au jugement de Dieu, toi qui juges les autres pour des actions que tu commets toi-même ?
Ou bien méprises-tu la grande bonté de Dieu, sa patience et sa générosité ? Ne sais-tu pas que la bonté de Dieu t’invite à changer de vie ?
Mais tu refuses de comprendre, tu n’es pas disposé à changer. C’est pourquoi tu accumules contre toi une colère toujours plus grande pour le jour où Dieu révèlera sa colère et son jugement qui est juste, le jour où il traitera chacun selon ce qu’il aura fait.
Il donnera la vie éternelle à ceux qui s’appliquent à faire le bien et qui recherchent ainsi la gloire, l’honneur et la vie immortelle.
Mais il montrera sa colère et sa fureur à ceux qui se révoltent contre lui, qui s’opposent à la vérité et qui se font complices de l’injustice.
La détresse et l’angoisse frapperont tous ceux qui font le mal, les Juifs d’abord, mais aussi ceux qui ne le sont pas.
En revanche, Dieu accordera la gloire, l’honneur et la paix à tous ceux qui font le bien, aux Juifs d’abord, mais aussi à ceux qui ne le sont pas, car Dieu n’avantage personne.

Là encore, le saut de chapitre rompt la pensée. Paul s’adresse à ceux qui porteraient jugement sur l’état du monde sans reconnaître qu’ils sont, eux aussi, partie prenante du problème. Il appelle donc tous à changer de vie.

Son évangile se développe dans la suite des chapitres. Nous ne devons pas lire cette épître comme un traité de doctrine, mais comme un appel à l’obéissance de la foi (Rom 1:5 & 15:26), qui en est le thème central.

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Rendre à César …

Un texte souvent mal compris et utilisé à tort.

Je tire cette explication de « The New Testament in Its World » de N. T. Wright et Michael F. Bird (Zondervan).

« Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de piéger Jésus par ses propres paroles. Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent : Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. Dis-nous donc ce qu’il t’en semble : est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription? De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent. » Matthieu 22:15-22.

En premier, il faut comprendre que Jésus répond à un piège tendu par les pharisiens et les hérodiens. Ce piège visait à le mettre en porte à faux soit avec les autorités romaines, soit avec les Juifs zélés pour Dieu. Cette question n’est donc pas liée aux taxes à payer ou à la soumission aux pouvoirs politiques.

En demandant un denier à ceux qui cherchent à le piéger, Jésus retourne la situation. Ce denier du temps de l’empereur Tibère portait d’un côté l’effigie de Tibère, avec l’inscription « Fils du divin Auguste » et de l’autre l’image de la mère de Tibère dans la position de la déesse Roma (Rome). Ce denier porte donc l’image d’une divinité, ce qui est expressément interdit par le Deuxième Commandement. Ceux qui cherchent à piéger Jésus violent leur propre Loi en possédant des images païennes interdites.
Il est possible qu’il y ait encore une autre dimension. Jésus dit que César devrait recevoir ce qui lui est dû, parce qu’il devrait recevoir tout ce qu’il mérite, vraiment tout. Et ce serait une allusion à la déclaration du père de Judas Macchabée qui disait : « Rendez aux nations le mal qu’elles vous ont fait, et soyez attentifs aux préceptes de la loi. » 1 Macchabées 2:68.

On ne peut bien comprendre et interpréter les Écritures sans les intégrer dans leur cadre historique.

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