Posts Tagged Foi

Va et ne pèche plus …

Juste une petite réflexion rapide:

Comme nous sommes pécheurs, est-ce que Jésus se trompe ou nous trompe en disant cela? Ou alors est-ce que c’est nous qui sommes dans l’erreur en déclarant que nous sommes des pécheurs qui retombent invariablement dans le péché?

Personnellement, je crois que se proclamer pécheur n’honore ni notre Seigneur, ni son œuvre parfaite.

 

Qu’en pensez-vous?

,

Un commentaire

Obéissance de la foi

Juste une petite découverte que j’ai faite aujourd’hui et qui mérite d’être creusée : les 5e et avant-dernier versets de l’Épître de Paul aux Romains contiennent la même expression comme si c’était le thème de toute l’épître. Les mots traduits par « obéissance de la foi » ou « obéissance croyante » ou « obéissance à la foi » selon diverses traductions. Je vais méditer cela ces prochains jours, mais j’accueille volontiers vos remarques et suggestions à ce sujet.

, ,

Laisser un commentaire

Dimensions du salut

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, » 2 Pierre 1:2-4, LSg.

Trop souvent, on restreint le salut à une assurance sur la vie après la mort, alors que Pierre a écrit que « sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété », ce qui va bien au-delà et qui parle déjà de notre vie sur cette terre.

Paul a dit : « Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » Éphésiens 3:20, 21, LSg.

Il y a donc bien plus pour notre vie que ce que l’on entend généralement. Pour explorer la richesse du salut que Jésus-Christ nous a acquis, une vie terrestre ne suffit pas.

J’aimerais aujourd’hui partager une dimension du salut qui me semble trop souvent méconnue ou mal comprise par beaucoup et qui a été et reste essentielle dans ma relation à Jésus-Christ et dans ma marche spirituelle.

Une vérité spirituelle fondamentale que Dieu a implantée dans ma vie est que, non seulement Jésus-Christ est mort pour nos péchés, mais que nous sommes morts avec Lui. « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Romains 6:3, 4, LSg. Cette vérité doit s’implanter en nous afin que nous ne vivions plus par nos faiblesses et nos manques, mais par Sa toute-puissance, par la puissance de Son Esprit-Saint. Pour cela le baptême est essentiel.
Je me souviens qu’à plusieurs reprises, comme jeune chrétien, je me sentais confronté à différents problèmes dans ma marche avec Dieu. N’arrivant pas à les surmonter, je prenais du temps pour prier à leur sujet. Chaque fois, la réponse était la même : quand la bonde du baptistère avait été enlevée, ce problème spécifique était parti dans l’écoulement. Il est bon de méditer et de croire ce que les Écritures déclarent à ce sujet pour que cela devienne réalité dans nos vies.

Mais non seulement il y a mort avec Jésus-Christ, mais il y a résurrection avec Lui. Si le baptême d’eau est mort et ensevelissement avec Lui, le baptême d’Esprit est résurrection avec Lui. En vivant et marchant par l’Esprit nous vivons et marchons dans la même puissance qui a ressuscité Jésus-Christ. Cette puissance ne nous est pas donnée pour que nous en jouissions égoïstement, mais pour que la vie de Jésus-Christ s’écoule au travers de nous pour toucher les autres. Par son Esprit, nous sommes la prolongation de son œuvre sur terre.

,

Laisser un commentaire

Enfer, ou pas?

Ces derniers temps aux États-Unis il y a eu pas mal de remous après la publication du dernier livre de Rob Bell. Il y pose la question de la compatibilité de l’amour de Dieu avec l’enfer et en particulier avec des souffrances éternelles. Je n’ai pas lu ce livre, mais il me semble qu’il pose plus la question plutôt que d’y amener des réponses définitives.

J’aimerais vous partager ma compréhension actuelle de ce sujet difficile.

Pendant longtemps, j’ai défendu plutôt mollement la position évangélique habituelle sur le sujet. Mollement, comme beaucoup, car c’est une question assez troublante. Parfois, on subit la pression de l’horreur de l’enfer pour nous mener à évangéliser plus, mais il ne semble pas que ce soit une motivation très convaincante, vu le peu d’effets.

Mais depuis un deux ans, ma position à ce sujet a radicalement évolué.

D’abord, j’ai entendu parler sur internet du témoignage d’un Américain (encore un !), qui avait été en enfer et qui y avait souffert de démons. Curieux, comme d’habitude, j’ai voulu en savoir plus et j’ai appelé papa Google à la rescousse. J’ai été surpris de trouver de fortes remises en question bibliques d’un tel témoignage, démontrant qu’il n’y avait rien de biblique à une telle expérience et que cette notion de l’enfer devait beaucoup plus à la Divine Comédie de Dante qu’aux Écritures. Poursuivant ma recherche j’ai découvert la doctrine de l’annihilationisme : elle dit que si le feu brûle éternellement, c’est pour consumer, pour réduire en cendre, pas pour conserver indéfiniment dans la souffrance. Cette compréhension semble beaucoup plus proche de la compréhension juive de l’époque de Jésus que celle des tourments éternels. John Stott, qui était une référence, sinon la référence évangélique dans le monde anglo-saxon avait des difficultés avec la doctrine des tourments éternels et il penchait du côté de l’annihilationisme. Un Dieu qui ferait souffrir éternellement des hommes paraît bien pire qu’un Hitler.

De plus, il y a un gros problème avec la doctrine de l’enfer, surtout en français, c’est que le mot n’apparaît pas dans la plupart des bibles. Enfer vient du mot latin « infernus » (qui est en dessous), et quand on est enterré on est en dessous du sol, donc cela pourrait signifier « séjour des morts », mais en faire un lieu de tourments et de souffrances paraît aller bien au-delà des textes.

J’insère ici une citation de Wikipedia qui montre que ce n’est qu’assez tardivement que la doctrine évangélique actuelle, qui dérive de celle du catholicisme, a été acceptée :

Au début de la chrétienté : Les premiers écrivains chrétiens utilisèrent le terme enfer pour désigner les limbes des pères, dans lesquels les âmes des justes décédés avant l’avènement du Christ attendaient leur rédemption, et qui sont mentionnés dans le Symbole des Apôtres, « Il [Christ] descendit aux enfers », le purgatoire, lieu de purgation des péchés véniels et qui conduit toujours au ciel, et enfin le lieu de châtiment de Satan et des autres anges déchus ainsi que de tous les mortels morts sans s’être repentis de leurs péchés graves. Cette dernière interprétation est la plus acceptée de nos jours.

La croyance dans l’existence de limbes pour les jeunes enfants non baptisés, où ils auraient joui d’une félicité naturelle mais où le bonheur suprême de voir Dieu leur était refusé, n’a jamais été officialisée par l’Église catholique avant d’être définitivement balayée le 19 avril 2007, comme contraire à l’universalité du salut offert par le Christ à tous ceux qui le veulent8.

La durée des châtiments en enfer a fait l’objet de controverses depuis les premiers temps du christianisme. L’écrivain et théologien chrétien du IIIe siècle Origène et son école, l’école d’Alexandrie, enseignaient que ces châtiments avaient pour but de purifier des péchés, et qu’ils étaient proportionnels à l’importance des fautes commises. Origène soutenait qu’avec le temps l’effet purificateur serait obtenu chez tous, même les mauvais, que le châtiment finirait par cesser et que ceux qui se trouvaient en enfer pourraient enfin avoir droit au bonheur. Cette doctrine fut condamnée par le deuxième concile de Constantinople en 553, et la croyance en un châtiment éternel en enfer devint caractéristique des Églises orthodoxe et catholique. Elle passa également dans les symboles des Églises réformées, mais la doctrine de l’enfer fut rejetée par les penseurs les plus radicaux de la Renaissance. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfer #Selon_le_christianisme )

Mais cette citation me paraît inexacte pour l’orthodoxie. Chez les Orthodoxes, il n’y a qu’un seul lieu après la résurrection générale, tous seront dans la présence sainte de Dieu. J’en ai déduit que ceux qui aiment Dieu et qui ont été délivrés de la corruption par leur adhésion au Fils de Dieu vivront dans sa parfaite lumière et en jouiront pleinement. Mais sa lumière sainte brûlera toute corruption et elle brûlera ce qui est corrompu. Je crois que certains seront complètement corrompus et seront anéantis, tandis que beaucoup seront purifiés de leur corruption et qu’ils survivront et même qu’ils vivront éternellement.

Dans ma compréhension, il faut aussi relever que la notion « d’aller au ciel » donne une conception erronée de la vie éternelle. Bibliquement, il n’y a pas de survie de l’âme, mais une résurrection corporelle générale sur une terre et dans un univers renouvelés et débarrassés de la corruption, mais c’est un point que je développerais un autre jour.

, , , ,

4 commentaires

Avoir les réponses

Je vous communique cette traduction de texte que j’ai découverte sur le blogue « Chercher… trouver » de Tommy Ab http://tommyab.wordpress.com/ ; blogue que je vous encourage fortement à suivre pour la qualité de ses réflexions.

   Avoir les réponses

« Lorsqu’on prend pour acquis que le christianisme est une “réponse” qui nous permet de comprendre le monde, cela ne fait que démontrer que l’église s’est accommodée et qu’elle se consacre à assurer les chrétiens que la façon dont les choses sont est la façon dont les choses doivent être. De telles réponses font nécessairement en sorte de réduire le christianisme à une explication. Pour moi, apprendre à être un chrétien a plutôt voulu dire d’apprendre à vivre sans réponses. Et en fait, apprendre à vivre de cette façon est ce qui fait qu’être chrétien est si merveilleux. La foi n’est pas autre chose que d’apprendre comment avancer sans connaître les réponses. Je simplifie beaucoup, mais définir la foi ainsi peut permettre de comprendre pourquoi je trouve que d’être chrétien rend la vie vraiment beaucoup plus intéressante. » – Stanley Hauerwas – Hannah’s Child

Il me serait difficile d’exprimer mieux ma vision de la marche avec Christ.

Laisser un commentaire

Mise en boîte

Ma lecture de l’instant : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, — car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » 1 Jean 1:1-4, LSg.

Je crois qu’elle résume bien ce que je désire faire au travers de ce blogue et elle a réveillé plusieurs pensées en moi.

Jean ne parle pas de ce qu’il a compris, analysé, synthétisé, mais simplement de ce à quoi il a goûté, ce qu’il a contemplé. Dieu est toujours plus grand que toutes nos théories et il en est bien différent.

J’admire ≈ ceux qui systématisent la Bible et arrivent à en faire un tout cohérent. Pour ma part, il suffit souvent que j’échafaude une théorie pour tomber sur un texte qui la contredit.

En écrivant ce blogue, je ne cherche pas à donner des réponses, mais plus à partager des questions qui libèrent, des questions aidant à penser hors de la boîte, comme on le dit en anglais. Mes réponses me conviennent assez bien aujourd’hui, mais elles ne sont bonnes que sur cette courte section de mon sentier. Il va prochainement faire un virage et je verrai tout sous un autre angle.

Dans les milieux évangéliques, nous avons été très forts pour systématiser, pour créer des boîtes et quand quelqu’un ose poser une question hors de la boîte, on le regarde comme s’il avait oublié de mettre son pantalon. Les boîtes nous sécurisent et nous protègent, mais elles nous empêchent de voir ce qui se passe à l’extérieur.

Nous aimons les pensées standardisées et les stéréotypes, alors que, comme quelqu’un l’a dit, Dieu lui est dans les prototypes. Il nous a tous faits différents pour que chacun, d’une manière unique, reflète sa gloire, pour que chacun exprime une facette de sa sagesse multiforme et infinie. Certains font des choses que je ne comprends pas et qui parfois vont même dans un sens apparemment opposé au mien. Mais est-ce que cela veut pour autant dire que l’un ou l’autre a tort et n’est pas fidèle à Dieu dans ce qu’il accomplit ? Notre connaissance est partielle, nous rappelle Paul. Alors même si je ne comprends pas, je peux néanmoins les bénir et les aimer comme mes frères.

Nous cherchons tous à collaborer à l’œuvre du Roi et c’est l’infinie variété de nos services qui l’honorent vraiment et qui manifestent sa sagesse et son amour.

,

Laisser un commentaire

Simplement vivre

Hier, avec ma femme, nous sommes allés chez notre fils garder nos petites-filles.

Lui et sa famille habitent dans une ancienne grange-écurie transformée en grande partie par lui-même. Même si c’est habitable, il y a encore beaucoup de choses à faire et à ranger.

En transportant du bois de feu, je me disais qu’il suffirait qu’un groupe fraternel consacre un jour ou deux à l’aider à finir sa maison, et il y aurait un progrès significatif. (Construction d’une grange en 2 jours par des Amishs)

Mais l’amour pratique chez les chrétiens est si rare que les probabilités que cela se passe sont très faibles. D’ailleurs, en dehors de sa famille, une bonne partie de ceux qui l’ont aidé ne sont pas (encore) chrétiens.

La poursuite de ma réflexion m’a ramené aux débuts de ma vie chrétienne. Je suis né à la foi dans ce que l’on a appelé les Jesus People, un mouvement de conversion parmi les hippies. Avec un deux autres amis, nous avions commencé à nous rendre chaque jour vers midi dans une église historique de notre ville pour y prier, le groupe s’est agrandi. Nous nous retrouvions souvent avant dans un parc près d’un bistrot de marginaux et hippies et nous nous rendions ensuite ensemble dans cette église. Il s’est trouvé que des gens nous y ont suivis sans que l’on y prête attention et tout à coup pendant notre prière, voilà qu’un de nos « suiveurs » se met à pleurer devant Dieu.

La seule évangélisation qui l’avait amené à Christ c’était que nous étions une bande d’amis, rien de plus. Pas de prêchi-prêcha, pas de théories, simplement notre amour fraternel et notre prière.

Malheureusement, par la suite, des églises et des mouvements sectarisants ont cherché à mettre le grappin sur notre groupe et cela a cassé beaucoup de choses

Si nous vivions simplement notre foi et notre amour mutuel, est-ce que cela ne toucherait pas beaucoup plus de gens que tous nos efforts d’évangélisation ?

En même temps, comment retrouver cette simplicité et cette fraîcheur sans que cela soit artificiel et forcé ? Avez-vous des idées ?

J’ai ensuite vécu des choses similaires à plusieurs reprises, mais cette première expérience m’a définitivement marqué et je ne supporte pas le train-train habituel des églises instituées.

, , ,

5 commentaires

Les fondements douteux de la théologie

Au 2e siècle déjà, des notions étrangères sont venues s’insérer dans la foi chrétienne.
Justin de Naplouse (Justin Martyr) a introduit des conceptions philosophiques platoniciennes dans sa compréhension de la foi. À mon avis, l’une de ses déclarations est le point de départ de toute la théologie.
Il a déclaré que Dieu était « impassible », c’est-à-dire qu’Il ne pouvait pas souffrir. Cela me semble très questionnable d’un point de vue biblique et tout à fait indémontrable
Si Dieu est impassible et que Jésus-Christ a été « passible » (il a souffert la Passion), cela nécessite donc d’expliquer comment Jésus-Christ dans sa divinité a pu souffrir.
Cette simple déclaration sans fondement éprouvé est à la base de tous les développements théologiques des siècles suivants, en particulier ceux liés aux modalités de l’incarnation et de la Trinité.
En remettant en question l’affirmation de Justin, je remets en question toutes les formulations des siècles suivants, y compris celles des grandes Confessions de Foi.
Comme anabaptiste, je considère les Confessions de Foi comme intéressantes et révélatrices d’une compréhension de la foi dans un contexte donné, mais en tout cas pas comme normatives.

,

Laisser un commentaire

Mes interrogations fondamentales

Ce qui motive ma recherche depuis des années (et ce blogue maintenant) est mon insatisfaction devant la réalité de l’Église, en particulier dans mon pays et en Europe occidentale.
Nous sommes les fils et filles du créateur de l’univers et nous avons si peu d’impact dans notre société. Nous pouvons nous réunir par centaines ou milliers, mais nous avons si peu de poids et nous sommes si peu crédibles.
Je ne cherche pas des responsables à notre situation, mais au contraire je crois qu’il y a quelque chose qui vicie notre foi et qui la rend faible et chancelante.
Il y a également un tel décalage entre nos chants et notre réalité quotidienne comme si nous vivions dans une illusion. Nous cassons les pieds de Dieu en Lui réclamant depuis des décennies un « Réveil », alors qu’il nous est dit : « Réveille-toi, toi qui dors ».
Nous réclamons à Dieu ce qu’Il attend de nous.
Nous nous demandons pourquoi Dieu permet de telles choses sur terre, et Lui se pose la même question à notre égard. Il a fait de nous le sel de la terre et la lumière du monde et nous sommes si fades et si peu lumineux.
Je crois avoir trouvé quelques réponses et mes prochains blogues chercheront à les partager.

, ,

9 commentaires