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Méditation sur un texte du jour
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 18 mars 2012
Ce matin au culte, l’un des textes proposés par la liturgie était :
« Moïse dit à l’Éternel : Voici, tu me dis : Fais monter ce peuple ! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies ; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple. L’Éternel répondit : Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. Moïse lui dit : Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici. Comment sera-t-il donc certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? L’Éternel dit à Moïse : Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom. » Exode 33:12-17, LSg.
Cela a fait résonner deux choses en moi :
1° La différence entre la Première et la Nouvelle Alliance est assez ténue, ce n’est qu’une question de degrés ou de profondeur. Dans les deux cas, il y a fondation d’un peuple de Dieu. Il n’y a donc pas opposition, mais continuité. En spiritualisant trop l’Évangile, on désincarne cette réalité terrestre de peuple. Le dessein de Dieu est d’avoir un peuple qui lui appartienne et qui avance avec Lui.
2° Est-ce que nous nous attendons à ce que Dieu marche ainsi de manière sensible avec nos communautés et le vivons-nous ainsi ? Est-ce que Dieu est vraiment celui qui guide nos pas et qui nous rend ainsi reconnaissables par tous comme étant Son peuple ? Si Dieu ne marche pas de manière tangible avec nous comment être certains que nous avons trouvé grâce à ses yeux ?
Πνευματικων (≈ manifestations spirituelles)
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 29 janvier 2012
Un membre d’un groupe FB auquel je participe s’interroge sur les dons de l’Esprit. Voulant faire d’une pierre deux coups, tout en assurant une meilleure lisibilité que sur FB, je partage ici mon point de vue à ce sujet.
Mon titre : Πνευματικων est le mot grec habituellement (mal-)traduit dans 1 Cor 12:1 par dons spirituels, alors que le mot « don » (χαρισμα) est absent. Donc littéralement, Paul y parle simplement des « spirituels » (des choses en relation avec l’esprit ou les esprits). « Pour ce qui concerne les … spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. » 1 Corinthiens 12:1.
Pratiquant moi-même plusieurs dons, je me suis aussi interrogé sur leur usage et surtout sur leur mésusage. Comment, par exemple, comprendre que plusieurs personnes qui ne se connaissent pas puissent, à des dates différentes, donner des paroles très similaires à quelqu’un, paroles qui souvent ont plus égaré qu’édifié. J’y ai assisté plusieurs fois.
1 Corinthiens 14:32 « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; » m’a indiqué une piste, alors qu’auparavant cette formulation m’interrogeait. Si les esprits des prophètes sont différents du Saint-Esprit, alors tout peut s’éclairer et ma propre pratique aussi.
Je crois que la prophétie et les autres dons peuvent exister et existent chez les non-chrétiens, ce qu’indique le besoin de discerner la source des manifestations spirituelles. Je crois que la capacité d’exercer ces dons est simplement partie de la dimension spirituelle de chaque humain. La différence est que l’esprit de l’homme qui ne connaît pas Dieu est qui n’est pas vivifié par son Saint-Esprit, est comme mort pour Dieu, sans capacité de relation d’esprit à Esprit avec Dieu.
À la conversion, nous recevons un esprit nouveau ou un esprit renouvelé, c’est à dire capable d’être à nouveau en relation spirituelle avec Dieu et capable également d’être habité par l’Esprit Saint. Même sans esprit renouvelé, il est possible de recevoir des révélations spirituelles de Dieu, comme le montrent les prophéties de Balaam et celle du grand-prêtre Caïphe : « Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. » Jean 11:51.
Il est également frappant de constater que le même mot hébreu (naba) est utilisé pour Saül sous l’influence d’un mauvais esprit et pour les prophètes : « Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports (ou, qui se mit à prophétiser) au milieu de la maison. » 1Sa 18:10.
Qu’est ce que je déduis de cela, de mon expérience dans le domaine, de ce que j’ai vu, entendu et lu à ce sujet ?
Je crois qu’en chaque homme il y a des capacités spirituelles, plus ou moins dormantes et qui peuvent être activées de diverses manières volontaires ou non. Le meilleur activateur étant le Saint-Esprit. Je ne crois pas qu’il y ait une différence fondamentale entre un guérisseur non-chrétien et un chrétien manifestant un don de guérison. En même temps, il y a une différence essentielle, le premier guérit, au mieux, par la capacité de son esprit corrompu, et au pire en faisant de son esprit corrompu le vecteur d’un mauvais esprit ; alors que le deuxième guérit par son esprit renouvelé et purifié qui est habité par l’Esprit-Saint. Ceci explique la différence de fruits entre une guérison souillée et une guérison pure. Il en est de même pour les autres dons.
Petite expérience personnelle, car il m’est arrivé de manifester le don de foi avant de devenir chrétien : Un ami avait eu une fracture du crâne suite un très grave accident de moto et nous étions une quinzaine réunis à attendre des nouvelles de l’hôpital et beaucoup pleuraient, car sa mort paraissait certaine. Et là, j’ai eu la conviction qu’il s’en sortirait et je l’ai dit. On m’a traité de salaud pour dire une telle chose alors que son amie était là. Mais j’en étais pleinement convaincu et effectivement il a pu plus tard sortir de l’hôpital, assez cassé, mais debout.
Je crois également que c’est mon propre esprit qui manifeste ces choses, car elles dépendent souvent de ma volonté. Si je parle en langue, c’est ma décision, si je cherche une parole prophétique pour une personne c’est ma décision et ma sensibilité spirituelle me permet généralement de savoir quelque chose au sujet de la personne. C’est ainsi que j’explique ces prophéties à répétition sur des personnes. L’esprit de celui qui prophétise la seconde ou la troisième fois sait qu’une telle parole a été dite, mais cela n’implique en rien qu’une telle parole vient de Dieu. Parfois, il m’arrive en partageant ce que je ressens dans l’esprit à quelqu’un que je me sente envahi par l’Esprit de Dieu, et là je sais que ce que je partage vient de plus loin que moi et que cela a une beaucoup plus grande autorité. C’est pour cela que normalement quand je prophétise, je me restreins à bénir en encourageant, édifiant, consolant, et que je l’exprime comme mon ressenti et non comme un « ainsi parle l’Éternel » avec un trémolo dans la voix.
Je pense également que la différence entre les πνευματικων en général et les charismes est que ces derniers sont des dons de Dieu non seulement à la personne qui les manifeste, mais à toute l’Église.
Ceci est un travail en devenir et je serais attentif à toutes vos questions pour affiner et corriger cette réflexion.
Soyez tous bénis !
Votre frère Désiré.
Témoignage d’Eberhard Arnold, membre fondateur des communautés Bruderhof
Posted by Désiré Rusovsky in Foi, Politique on 18 janvier 2012
En attendant de réécrire quelques nouveaux textes, je vous encourage chaleureusement à lire le dernier de mon ami Tommy Ab sur son blog http://tommyab.wordpress.com/2012/01/18/temoignage-deberhard-arnold/#comment-1235
C’est un véritable encouragement pour un engagement chrétien qui ne se confine pas au spirituel désincarné.
Dans son texte, j’ai aussi découvert un lien sur le site francophone des éditions du Bruderhof avec de nombreux livres à télécharger.
Le Bruderhof est formé de plusieurs communautés de vies dans le monde qui cherchent à pratiquer le Sermon sur la Montagne.
Bonne découverte !
Le retour… (méditation sur la souveraineté)
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 17 décembre 2011
Désolé de vous avoir abandonné, vous, mes fidèles lecteurs et vous, les occasionnels, aussi.
Ayant été quelque peu secoué par des événements dans ma famille, j’ai eu d’abord la tête ailleurs et ensuite j’ai eu de la peine à revenir à mes bonnes habitudes.
Même si les événements n’ont pas disparu et ne vont sans doute pas disparaître très prochainement, j’ai néanmoins retrouvé la paix et l’assurance que Dieu tient tout entre ses mains.
Mais je tiens à préciser que je crois que tout est entre ses mains, car je lui ai confié la situation et non pas parce que je crois que tout ce qui arrive est l’expression de sa volonté ou de sa permissivité.
Si nous sommes appelés à prier « que ta volonté soit faite », cela sous-entend que sa volonté ne s’accomplit pas sans notre collaboration volontaire et consciente. Dieu cherche des collaborateurs et veut nous rendre participants de ses œuvres.
Je crois aussi que nous sommes dans un monde déchu et corrompu, et que nous sommes tous peu ou prou dépendants de cela. Nous sommes malades, nous avons des handicaps et des faiblesses divers, et finalement nous mourrons.
Malgré tout, Dieu veut nous bénir dans ce monde et nous donner un avant-goût de ce que sera la vie de résurrection.
J’ai aussi l’impression avec ce que nous vivons actuellement dans ma famille que ce n’est pas spécialement le nombre de prières et le nombre de personnes qui prient qui amèneront forcément une amélioration. Au contraire, je me demande si parfois certaines prières bien intentionnées sont plus un poids qu’une aide.
Je crois que pour retourner une solution difficile, il faut plus chercher à se mettre au diapason de la pensée de Dieu et marcher pas à pas dans sa dépendance. En collaborant pleinement avec lui, nous ouvrons la porte à son action et à son intervention. Il faut que nos yeux restent fixés sur le chef de notre foi et non sur les difficultés.
En réfléchissant à ce partage, j’ai pensé au texte où Paul conseille à Timothée de boire un peu de vin pour ses fréquentes indispositions et aussi celui où il dit avoir laissé Trophime malade à Milet. À mon avis, cela signifie deux choses, que nous ne devrions pas nous attendre à la guérison de toutes nos faiblesses et de tous nos bobos dans le monde présent, ni que nous ne devrions les accepter passivement comme s’ils étaient la volonté de Dieu, mais qu’au contraire on devrait chercher à les alléger par les moyens à notre disposition. Cela semble certes évident et sage, mais malheureusement la sagesse me semble souvent manquer chez les chrétiens.
Soyez tous bénis au nom du Seigneur Jésus-Christ.
P.-S. J’en profite pour vous dire que je vais prochainement commencer un blog parallèle pour mes réflexions politiques (je suis membre du parti vert’libéral de mon canton) afin de ne pas mélanger les deux et de ne pas obliger les abonnés de lire sur des sujets qui ne les intéressent pas. L’adresse de ce blog sera http://musardise.wordpress.com/
Va et ne pèche plus …
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 2 décembre 2011
Juste une petite réflexion rapide:
Comme nous sommes pécheurs, est-ce que Jésus se trompe ou nous trompe en disant cela? Ou alors est-ce que c’est nous qui sommes dans l’erreur en déclarant que nous sommes des pécheurs qui retombent invariablement dans le péché?
Personnellement, je crois que se proclamer pécheur n’honore ni notre Seigneur, ni son œuvre parfaite.
Qu’en pensez-vous?
Obéissance de la foi
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 14 novembre 2011
Juste une petite découverte que j’ai faite aujourd’hui et qui mérite d’être creusée : les 5e et avant-dernier versets de l’Épître de Paul aux Romains contiennent la même expression comme si c’était le thème de toute l’épître. Les mots traduits par « obéissance de la foi » ou « obéissance croyante » ou « obéissance à la foi » selon diverses traductions. Je vais méditer cela ces prochains jours, mais j’accueille volontiers vos remarques et suggestions à ce sujet.
Dimensions du salut
Posted by Désiré Rusovsky in Foi, Uncategorized on 28 octobre 2011
Trop souvent, on restreint le salut à une assurance sur la vie après la mort, alors que Pierre a écrit que « sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété », ce qui va bien au-delà et qui parle déjà de notre vie sur cette terre.
Paul a dit : « Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » Éphésiens 3:20, 21, LSg.
Il y a donc bien plus pour notre vie que ce que l’on entend généralement. Pour explorer la richesse du salut que Jésus-Christ nous a acquis, une vie terrestre ne suffit pas.
J’aimerais aujourd’hui partager une dimension du salut qui me semble trop souvent méconnue ou mal comprise par beaucoup et qui a été et reste essentielle dans ma relation à Jésus-Christ et dans ma marche spirituelle.
Une vérité spirituelle fondamentale que Dieu a implantée dans ma vie est que, non seulement Jésus-Christ est mort pour nos péchés, mais que nous sommes morts avec Lui. « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Romains 6:3, 4, LSg. Cette vérité doit s’implanter en nous afin que nous ne vivions plus par nos faiblesses et nos manques, mais par Sa toute-puissance, par la puissance de Son Esprit-Saint. Pour cela le baptême est essentiel.
Je me souviens qu’à plusieurs reprises, comme jeune chrétien, je me sentais confronté à différents problèmes dans ma marche avec Dieu. N’arrivant pas à les surmonter, je prenais du temps pour prier à leur sujet. Chaque fois, la réponse était la même : quand la bonde du baptistère avait été enlevée, ce problème spécifique était parti dans l’écoulement. Il est bon de méditer et de croire ce que les Écritures déclarent à ce sujet pour que cela devienne réalité dans nos vies.
Mais non seulement il y a mort avec Jésus-Christ, mais il y a résurrection avec Lui. Si le baptême d’eau est mort et ensevelissement avec Lui, le baptême d’Esprit est résurrection avec Lui. En vivant et marchant par l’Esprit nous vivons et marchons dans la même puissance qui a ressuscité Jésus-Christ. Cette puissance ne nous est pas donnée pour que nous en jouissions égoïstement, mais pour que la vie de Jésus-Christ s’écoule au travers de nous pour toucher les autres. Par son Esprit, nous sommes la prolongation de son œuvre sur terre.
Enfer, ou pas?
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 20 octobre 2011
Ces derniers temps aux États-Unis il y a eu pas mal de remous après la publication du dernier livre de Rob Bell. Il y pose la question de la compatibilité de l’amour de Dieu avec l’enfer et en particulier avec des souffrances éternelles. Je n’ai pas lu ce livre, mais il me semble qu’il pose plus la question plutôt que d’y amener des réponses définitives.
J’aimerais vous partager ma compréhension actuelle de ce sujet difficile.
Pendant longtemps, j’ai défendu plutôt mollement la position évangélique habituelle sur le sujet. Mollement, comme beaucoup, car c’est une question assez troublante. Parfois, on subit la pression de l’horreur de l’enfer pour nous mener à évangéliser plus, mais il ne semble pas que ce soit une motivation très convaincante, vu le peu d’effets.
Mais depuis un deux ans, ma position à ce sujet a radicalement évolué.
D’abord, j’ai entendu parler sur internet du témoignage d’un Américain (encore un !), qui avait été en enfer et qui y avait souffert de démons. Curieux, comme d’habitude, j’ai voulu en savoir plus et j’ai appelé papa Google à la rescousse. J’ai été surpris de trouver de fortes remises en question bibliques d’un tel témoignage, démontrant qu’il n’y avait rien de biblique à une telle expérience et que cette notion de l’enfer devait beaucoup plus à la Divine Comédie de Dante qu’aux Écritures. Poursuivant ma recherche j’ai découvert la doctrine de l’annihilationisme : elle dit que si le feu brûle éternellement, c’est pour consumer, pour réduire en cendre, pas pour conserver indéfiniment dans la souffrance. Cette compréhension semble beaucoup plus proche de la compréhension juive de l’époque de Jésus que celle des tourments éternels. John Stott, qui était une référence, sinon la référence évangélique dans le monde anglo-saxon avait des difficultés avec la doctrine des tourments éternels et il penchait du côté de l’annihilationisme. Un Dieu qui ferait souffrir éternellement des hommes paraît bien pire qu’un Hitler.
De plus, il y a un gros problème avec la doctrine de l’enfer, surtout en français, c’est que le mot n’apparaît pas dans la plupart des bibles. Enfer vient du mot latin « infernus » (qui est en dessous), et quand on est enterré on est en dessous du sol, donc cela pourrait signifier « séjour des morts », mais en faire un lieu de tourments et de souffrances paraît aller bien au-delà des textes.
J’insère ici une citation de Wikipedia qui montre que ce n’est qu’assez tardivement que la doctrine évangélique actuelle, qui dérive de celle du catholicisme, a été acceptée :
Au début de la chrétienté : Les premiers écrivains chrétiens utilisèrent le terme enfer pour désigner les limbes des pères, dans lesquels les âmes des justes décédés avant l’avènement du Christ attendaient leur rédemption, et qui sont mentionnés dans le Symbole des Apôtres, « Il [Christ] descendit aux enfers », le purgatoire, lieu de purgation des péchés véniels et qui conduit toujours au ciel, et enfin le lieu de châtiment de Satan et des autres anges déchus ainsi que de tous les mortels morts sans s’être repentis de leurs péchés graves. Cette dernière interprétation est la plus acceptée de nos jours.
La croyance dans l’existence de limbes pour les jeunes enfants non baptisés, où ils auraient joui d’une félicité naturelle mais où le bonheur suprême de voir Dieu leur était refusé, n’a jamais été officialisée par l’Église catholique avant d’être définitivement balayée le 19 avril 2007, comme contraire à l’universalité du salut offert par le Christ à tous ceux qui le veulent8.
La durée des châtiments en enfer a fait l’objet de controverses depuis les premiers temps du christianisme. L’écrivain et théologien chrétien du IIIe siècle Origène et son école, l’école d’Alexandrie, enseignaient que ces châtiments avaient pour but de purifier des péchés, et qu’ils étaient proportionnels à l’importance des fautes commises. Origène soutenait qu’avec le temps l’effet purificateur serait obtenu chez tous, même les mauvais, que le châtiment finirait par cesser et que ceux qui se trouvaient en enfer pourraient enfin avoir droit au bonheur. Cette doctrine fut condamnée par le deuxième concile de Constantinople en 553, et la croyance en un châtiment éternel en enfer devint caractéristique des Églises orthodoxe et catholique. Elle passa également dans les symboles des Églises réformées, mais la doctrine de l’enfer fut rejetée par les penseurs les plus radicaux de la Renaissance. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfer #Selon_le_christianisme )
Mais cette citation me paraît inexacte pour l’orthodoxie. Chez les Orthodoxes, il n’y a qu’un seul lieu après la résurrection générale, tous seront dans la présence sainte de Dieu. J’en ai déduit que ceux qui aiment Dieu et qui ont été délivrés de la corruption par leur adhésion au Fils de Dieu vivront dans sa parfaite lumière et en jouiront pleinement. Mais sa lumière sainte brûlera toute corruption et elle brûlera ce qui est corrompu. Je crois que certains seront complètement corrompus et seront anéantis, tandis que beaucoup seront purifiés de leur corruption et qu’ils survivront et même qu’ils vivront éternellement.
Dans ma compréhension, il faut aussi relever que la notion « d’aller au ciel » donne une conception erronée de la vie éternelle. Bibliquement, il n’y a pas de survie de l’âme, mais une résurrection corporelle générale sur une terre et dans un univers renouvelés et débarrassés de la corruption, mais c’est un point que je développerais un autre jour.
Avoir les réponses
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 5 octobre 2011
Avoir les réponses
Il me serait difficile d’exprimer mieux ma vision de la marche avec Christ.
Mise en boîte
Posted by Désiré Rusovsky in Foi on 29 septembre 2011
Ma lecture de l’instant : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, — car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » 1 Jean 1:1-4, LSg.
Je crois qu’elle résume bien ce que je désire faire au travers de ce blogue et elle a réveillé plusieurs pensées en moi.
Jean ne parle pas de ce qu’il a compris, analysé, synthétisé, mais simplement de ce à quoi il a goûté, ce qu’il a contemplé. Dieu est toujours plus grand que toutes nos théories et il en est bien différent.
J’admire ≈ ceux qui systématisent la Bible et arrivent à en faire un tout cohérent. Pour ma part, il suffit souvent que j’échafaude une théorie pour tomber sur un texte qui la contredit.
En écrivant ce blogue, je ne cherche pas à donner des réponses, mais plus à partager des questions qui libèrent, des questions aidant à penser hors de la boîte, comme on le dit en anglais. Mes réponses me conviennent assez bien aujourd’hui, mais elles ne sont bonnes que sur cette courte section de mon sentier. Il va prochainement faire un virage et je verrai tout sous un autre angle.
Dans les milieux évangéliques, nous avons été très forts pour systématiser, pour créer des boîtes et quand quelqu’un ose poser une question hors de la boîte, on le regarde comme s’il avait oublié de mettre son pantalon. Les boîtes nous sécurisent et nous protègent, mais elles nous empêchent de voir ce qui se passe à l’extérieur.
Nous aimons les pensées standardisées et les stéréotypes, alors que, comme quelqu’un l’a dit, Dieu lui est dans les prototypes. Il nous a tous faits différents pour que chacun, d’une manière unique, reflète sa gloire, pour que chacun exprime une facette de sa sagesse multiforme et infinie. Certains font des choses que je ne comprends pas et qui parfois vont même dans un sens apparemment opposé au mien. Mais est-ce que cela veut pour autant dire que l’un ou l’autre a tort et n’est pas fidèle à Dieu dans ce qu’il accomplit ? Notre connaissance est partielle, nous rappelle Paul. Alors même si je ne comprends pas, je peux néanmoins les bénir et les aimer comme mes frères.
Nous cherchons tous à collaborer à l’œuvre du Roi et c’est l’infinie variété de nos services qui l’honorent vraiment et qui manifestent sa sagesse et son amour.